Un réaménagement qui crispe autour du palais de justice
À Cahors, la réorganisation du secteur voisin du palais de justice prend une tournure conflictuelle. Le projet municipal prévoit la création d’un parking à l’emplacement actuel du Relais petite enfance (RPE) et de la ludothèque du Grand Cahors. Des professionnelles de la petite enfance, dont des ATSEM, alertent sur les conséquences pour les familles et dénoncent la méthode.
« Nous nous sentons complètement délaissées »
Le maire Vivien Coste affirme de son côté qu’aucun départ n’interviendra sans solution de relogement conforme. Il dit ne pas partager l’ampleur des craintes exprimées.
Des locales jugés vétustes, mais un remplacement contesté
Les intéressées ne nient pas l’état des bâtiments actuels, qu’elles reconnaissent vieillissants. Elles s’opposent toutefois à leur suppression au profit de places de stationnement, pointant la perte d’un service jugé essentiel à la petite enfance au cœur de la ville.
« On a l'impression qu'on rase un service essentiel à la petite enfance pour construire 42 places de stationnement »
Au-delà du symbole, elles redoutent un calendrier contraint et un déménagement sans garanties suffisantes, alors qu’un départ est évoqué à l’horizon 2027.
Un site envisagé qui ne rassure pas
La municipalité avance la perspective d’un futur pôle petite enfance dans les anciens locaux de l’école Sainte-Valérie. Pour les professionnelles, ce lieu, fermé de longue date, nécessiterait des travaux importants. Elles jugent le site inadapté en l’état à l’accueil des enfants et doutent de sa disponibilité dans les délais mentionnés.
| Élément | Projet/Information |
|---|---|
| Emplacement actuel | RPE et ludothèque près du palais de justice |
| Destination du site | Création d’un parking (jusqu’à 42 places) |
| Relogement envisagé | Anciens locaux de l’école Sainte-Valérie |
| Calendrier évoqué | Départ possible à l’horizon 2027 |
| Position du maire | Pas de déménagement sans solution conforme |
Concertation en question et services sous tension
Les assistantes maternelles estiment ne pas avoir été suffisamment associées à la réflexion. Elles demandent des garanties précises sur la continuité des services, l’accessibilité, l’accueil de la petite enfance et la qualité des locaux provisoires comme définitifs. La crainte d’une dégradation des conditions d’accueil irrigue l’ensemble de leurs prises de position.
- Préserver une offre de proximité pour les familles du centre-ville.
- Assurer des locaux adaptés avant toute fermeture du site actuel.
- Clarifier le calendrier et les modalités du relogement.
Quels effets pour le quotidien à Cahors ?
Le projet cristallise un arbitrage classique en centre ancien : stationnement contre maintien de services de proximité. Son issue pèsera sur les trajets des parents, la fréquentation des lieux d’accueil, et l’attractivité du cœur de ville pour les jeunes familles. La mairie promet une transition sécurisée ; les professionnelles réclament un cadre et des délais crédibles. D’ici là, le débat local s’intensifie, au rythme d’un été où chacun mesure l’impact d’un choix urbain sur la vie des tout-petits et de ceux qui les accompagnent.