Une mobilisation portée par la ténacité des bénévoles
Depuis 2012, l’association Ermitage de Saint-Quinis n’a jamais cessé d’envoyer ses équipes sur la barre rocheuse qui domine Camps-la-Source. Au sommet, à près de 600 mètres d’altitude, la chapelle et l’ermitage forment un ensemble isolé, pris entre forêt et vide, qui a mobilisé une poignée de passionnés pendant plus d’une décennie. Les interventions ont lieu en moyenne deux fois par mois, parfois tôt le matin, au départ d’un convoi tout-terrain montant la piste cahoteuse qui mène au site.
À la tête de cette entreprise de longue haleine figurent des visages connus du village. Jean-Claude, actuel président de l’association, coordonne les montées ; Georges Marziano, surnommé « Jojo », est présenté comme le moteur initial du projet, impulsé par la municipalité sous la mandature de Bernard Vaillot. Ensemble, ils ont su fédérer des compétences variées et organiser un chantier participatif.
« Tout le monde est là, on peut y aller »
Un chantier aux multiples compétences
Les bénévoles se présentent comme polyvalents : maçonnerie, nettoyage, menuiserie, terrassement léger — « il y a tous les corps de métiers », souligne l’un d’eux. En l’absence d’un chef d’orchestre permanent, chacun trouve sa place et ses outils ; l’efficacité de l’équipe repose autant sur l’expérience acquise au fil des ans que sur la connaissance intime du sentier et de ses difficultés.
- Durée d’engagement : 14 ans (depuis 2012)
- Fréquence : en moyenne deux montées par mois
- Altitude du site : ≈ 600 m
- Équipe : une dizaine de bénévoles réguliers
Patrimoine, paysage et perspectives
Au-delà de la restauration matérielle, le projet s’inscrit dans une démarche de préservation du paysage et de mise en valeur du patrimoine local. L’ermitage, perché sur sa barre rocheuse, offre une vue étendue sur le territoire ; sa réhabilitation vise à permettre au public d’approcher un lieu chargé d’histoire sans compromettre son caractère fragile. Après quatorze années de travaux, l’association se rapproche d’un point d’étape important et déjà évoque des projets pour animer le site et le faire vivre — des initiatives qui devront conjuguer accueil et protection de l’environnement.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Années de travaux | 14 |
| Fréquence des montées | Deux fois par mois (en moyenne) |
| Altitude | ~600 m |
| Acteurs clés | Jean-Claude (président), Georges Marziano (« Jojo »), municipalité (mandature Bernard Vaillot) |
Enjeux pratiques et solidité du modèle bénévole
Ce chantier, mené par des habitants, illustre la force du modèle associatif rural : un petit groupe, enraciné dans son territoire, parvient à conserver un édifice menacé et à entretenir la mémoire collective. Reste à organiser la suite : sécurisation, financement des derniers travaux, accès modulé pour le public, et montage d’animations respectueuses du lieu. Les habitants et les promeneurs du Var auront tout intérêt à suivre ces prochaines étapes, qui décideront de la capacité du village à concilier ouverture et préservation.
En attendant, la silhouette de l’ermitage continue d’attirer les regards depuis les vallées et de rappeler qu’une partie du patrimoine local tient encore à l’engagement de bénévoles tenaces.