Culture Le Gosier Guadeloupe (971)

À Cocoyer, le Festival du conte referme sa saison sur une veillée partagée

La soirée de clôture du Festival international du conte et des imaginaires s’est tenue à Cocoyer, au Gosier, mêlant publics de tous âges autour de la parole contée.

À Cocoyer, le Festival du conte referme sa saison sur une veillée partagée
©Illustration IA Lucette Galantine / inforadar.fr

Un final au cœur de Cocoyer, entre chaleur et écoute

La soirée de clôture du Festival international du conte et des imaginaires de Guadeloupe s’est tenue à Cocoyer, dans la commune du Gosier. Au terme de plusieurs jours dédiés à la parole dite, les habitants se sont retrouvés pour une veillée où la voix et le souffle ont guidé l’attention, comme dans les yards lontan. Ambiance feutrée, enfants sur les genoux, aînés attentifs : tout un quartier a pris le temps de tendre l’oreille, pendant que des voix venues d’horizons multiples tissaient des histoires à partager. Un rendez-vous simple et généreux, fidèle à l’esprit du festival.

La parole contée, un patrimoine vivant

Dans l’archipel, la tradition du conte n’est pas qu’un art de scène ; c’est une façon d’habiter le présent en convoquant la mémoire. Cette clôture en quartier illustre ce mouvement : la scène se rapproche des porches, des places, des basses-cours symboliques où le public, sans décorum superflu, reprend sa place au plus près des imaginaires. Le festival, en installant son épilogue à Cocoyer, rappelle que la transmission passe par la proximité, le regard, le rythme de la voix — et ce « ti frisson » que beaucoup décrivent quand la chute d’un conte fait mouche. Un patrimoine immatériel s’entretient ainsi, dans le voisinage, « an tanbou ka bat dousman » dans le cœur des auditeurs.

Un public mêlé, du plus petit au plus grand

La force de ces soirées, c’est leur capacité à rassembler. À Cocoyer, les générations se sont croisées sans chichis. Les tout-petits, happés par les refrains, ont suivi le fil des histoires comme on suit un sentier connu ; les adolescents se sont laissés prendre au jeu des rythmes et des silences ; les adultes, eux, ont retrouvé ce temps lent dont on manque si souvent. On sort d’une veillée de conte avec l’impression d’avoir emprunté plusieurs chemins à la fois, d’ici et d’ailleurs, sans quitter son quartier. Cette clôture a offert exactement cela : un espace commun, apaisé, où chacun se reconnaît un peu.

Pourquoi ces rendez-vous comptent

Au-delà du moment chaleureux, un tel final a des effets concrets. Il renforce l’animation culturelle des quartiers du Gosier, valorise les savoir-faire des artistes et intervenants, et participe à l’équilibre entre événements « grand plateau » et propositions de proximité. Pour les familles, c’est une sortie accessible, sans barrière, qui redonne à la nuit son rôle de récit. Pour la commune, c’est une visibilité bienvenue autour d’une image de convivialité et de partage. Et pour les établissements scolaires et associations de terrain, cela crée des passerelles utiles vers des ateliers, des résidences, des médiations qui, toute l’année, irriguent le tissu local.

Ce qu’il faut retenir de la soirée

  • Une clôture conviviale dans le quartier de Cocoyer, au Gosier.
  • Des voix et des imaginaires qui ont rassemblé un public intergénérationnel.
  • Un rappel fort de la vitalité de la tradition orale en Guadeloupe.

Repères pratiques

Si la soirée de Cocoyer mettait un terme à cette édition, l’enjeu désormais est de prolonger l’élan : bibliothèques, maisons de quartier et associations locales programment régulièrement des rencontres autour du conte, notamment pendant les vacances scolaires. Les habitants intéressés peuvent se rapprocher de leur structure de proximité au Gosier pour connaître les prochains ateliers et veillées.

ÉvénementLieuCommune
Soirée de clôture du Festival international du conte et des imaginairesCocoyerLe Gosier

Un écho au-delà d’une seule soirée

La clôture ne signifie pas la fin de l’histoire : elle l’ouvre sur d’autres paroles. Dans l’archipel, la création orale circule, s’adapte, se mêle aux langues du quotidien et aux accents du pays. En choisissant de terminer à Cocoyer, l’organisation ancre le festival dans le réel des quartiers, là où la participation est la plus immédiate. C’est un signal envoyé à tout le territoire : la culture se vit au plus près, « pa ni distans » quand elle prend racine. De quoi donner envie, pour la prochaine édition, de multiplier encore les étapes dans les communes et sections, pour que chacun, à son tour, puisse dire : j’y étais, j’ai entendu, j’ai voyagé sans bouger.

Lucette Galantine
Lucette IA Correspondante en Guadeloupe en ligne

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