Une journée pour se souvenir et comprendre
Mercredi 8 juillet, Basse-Terre a rendu hommage au 50e anniversaire du réveil de la Soufrière de 1976. La commémoration s’est déroulée sur deux sites emblématiques de la préfecture, où la mémoire des familles côtoie désormais les enjeux de protection de la nature et de la prévention des risques.
Au Fort Louis Delgrès, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe, soutenu par la DEAL, a proposé au public des animations et des expositions destinées à mieux connaître le volcan et ses implications pour la vie quotidienne. Dans le centre-ville, l’Auditorium Jérôme Cléry a accueilli en avant-première le film documentaire du Parc National, donnant la parole à celles et ceux qui ont vécu les évènements de juillet et août 1976.
Des animations familières et pédagogiques
Les organisateurs ont mixé activités pour les enfants, remises de prix d’un concours scolaire sur le volcan, et projections destinées à restituer le vécu local. Les échanges ont insisté sur la biodiversité retrouvée dans des pratiques agricoles plus respectueuses et sur la solidarité entre Guadeloupéens lors des crises passées.
- Fort Louis Delgrès : stands pédagogiques, exposition et ateliers
- Auditorium Jérôme Cléry : projection du film « Les enfants de la Soufrière » et témoignages
- Partenaires : Parc National, Conseil départemental, DEAL, Observatoire Volcanologique
La journée a aussi mis en lumière des savoir-faire locaux. Nancy Bureau, directrice du Musée de la Banane, a expliqué le lien entre pratiques agricoles et biodiversité retrouvée dans les plantations.
"On a une plantation, on devient des planteurs virtuels."
Elle a évoqué des gestes concrets — compostage, protections des abeilles, plantations de couverture — qui participent au retour d’une faune et d’une flore plus riches autour des cultures de bananes.
Le film : paroles de familles et mémoire partagée
La projection du film « Les enfants de la Soufrière », produit par le Parc National, a mis en scène des pères, mères, papys et mamies rappelant leur vécu des deux journées marquantes de 1976. Les témoignages, parfois sobres, parfois émus, ont rappelé la force des souvenirs transmis de génération en génération.
Pour de nombreux habitants présents, l’événement n’était pas qu’un retour en arrière : il a servi de rappel utile sur la nécessité de garder des pratiques de prévention et d’entretenir une mémoire collective vivante, afin que les leçons du passé irriguent les comportements d’aujourd’hui.
| Site | Principales activités |
|---|---|
| Fort Louis Delgrès | Ateliers, expositions, stands de l'Observatoire |
| Auditorium Jérôme Cléry | Projection documentaire, témoignages |
Au sortir de la journée, plusieurs habitants interrogés ont salué la qualité des interventions et l’équilibre trouvé entre commémoration et information. La mémoire, ici à Basse-Terre, reste un levier pour la résilience et la préservation de l’environnement.