Un chantier-test au cœur ancien
Le grondement d’une machine et un nuage de sable ont surpris les passants sous les arcades proches de la rue Traversière : la Ville de Lons-le-Saunier a engagé une première campagne visant à effacer les graffitis qui marquent le centre historique. Quatre agents, spécialement formés, se relaient pour appliquer des procédés adaptés à chaque support — pierre, crépi ou façade peinte — et mesurer leur efficacité.
La démarche, expliquée par les services municipaux, n’est pas une opération ponctuelle mais un test grandeur nature destiné à alimenter une stratégie durable de lutte contre les tags. Les interventions portent d’abord sur les secteurs les plus touchés du centre-ville et concernent à la fois bâtiments publics et façades privées, après accord des propriétaires.
Des techniques variées selon les supports
Sur place, plusieurs méthodes sont mises à l’épreuve : micro‑gommage, traitements chimiques suivis d’essuyage, recouvrement à la peinture ou projection de microbilles. Le sable utilisé pour le micro‑gommage est récolté sur bâches au sol et pourra être réemployé jusqu’à trois fois afin de limiter les coûts opérationnels.
- Micro‑gommage : action mécanique par projection abrasive douce.
- Traitements chimiques : application de produits puis essuyage des résidus.
- Recouvrement/peinture : solution pour certains supports peints.
- Projection de microbilles : technique envisagée selon la nature du mur.
« On adapte la méthode à la nature du support », précise Stéphane Mallet.
Le test permettra d’affiner les protocoles et de retenir les procédés les plus efficaces et les moins agressifs pour les matériaux anciens du centre. « Avec l’expérience, on va s’améliorer », ajoute l’un des responsables techniques cité par la municipalité.
Objectifs et enjeux locaux
Pour le maire, Cyrille Brero, l’opération répond à une attente des habitants : « Une ville propre, c’est une ville attractive ». L’objectif affiché est double : restaurer l’esthétique du centre ancien et rappeler que l’expression artistique doit se dérouler dans des lieux dédiés, sans dégrader l’espace public.
Au‑delà de l’aspect visuel, ce chantier soulève des enjeux pratiques pour les propriétaires et commerçants concernés : autorisations préalables, choix des traitements adaptés aux matériaux anciens, et coût potentiel des interventions futures si l’opération est étendue à l’ensemble du centre‑ville.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Zone de test | Cœur historique, rues les plus touchées (près de la rue Traversière) |
| Équipe | 4 agents spécialement formés |
| Méthodes | Micro‑gommage, diluants, peinture, microbilles |
| Réemploi | Sable de micro‑gommage : jusqu’à 3 utilisations |
La municipalité indique que cette première campagne sert d’expérimentation : selon les résultats, la Ville affinera son plan d’action et pourra étendre progressivement les interventions. Les habitants et propriétaires du centre peuvent s’attendre, dans les semaines et mois qui viennent, à voir se multiplier ces opérations de restauration des façades.