Économie Sellières Jura (39)

Ils ont quitté la ville pour rebâtir une ferme bio à Sellières et retrouver leur qualité de vie

En 2017, Violaine et Jean‑Baptiste Viret ont repris une exploitation à Sellières, rénové le cheptel et adapté leur élevage aux contraintes climatiques. Leur expérience interroge les dynamiques d'installation et les choix techniques de l'élevage montbéliard dans le Jura.

Ils ont quitté la ville pour rebâtir une ferme bio à Sellières et retrouver leur qualité de vie
©Illustration IA Aurélie Pasteur / inforadar.fr

Un départ volontaire pour une vie paysanne retrouvée

Il y a presque dix ans, Jean‑Baptiste et Violaine ont choisi de changer de rythme de vie. Après avoir travaillé dans une grande structure agricole en Haute‑Savoie, le couple a décidé de quitter l'agglomération d'Annecy pour reprendre, le 1er avril 2017, une ferme certifiée en agriculture biologique à Sellières, dans le Jura.

« Il y a près de dix ans, j’ai quitté une grosse structure (...) et une grande agglomération. »

Ce choix, lié à des priorités familiales et à la recherche d'un cadre plus serein, s'est accompagné d'un investissement notable : 500 000 € ont été nécessaires pour racheter le cheptel, le matériel, les stocks, les bâtiments et une parcelle destinée à la construction d'une maison. Le financement a été assuré par la cession des parts dans le Gaec haut‑savoyard et par un emprunt contracté alors à 1 %. Le foncier est exploité sous un bail de 18 ans.

Un outil prêt à produire et une intégration locale facilitée

Avant la reprise, les cédants avaient facilité l'installation en présentant le couple aux partenaires locaux — coopérative, Cuma, CIGC — et en les introduisant au village, qui dispose de services et d'un groupe scolaire. Le démarrage a ainsi été accéléré : un mobile home a d'abord servi d'habitation provisoire, puis bureau, avant la construction de leur maison en 2020.

Évolution technique et montée en puissance du troupeau

À l'origine, la ferme produisait 235 000 litres de lait AOP comté et morbier avec 35 montbéliardes sur 73 hectares. En quelques années, le couple a développé le système herbagé, pâturant et économe qu'il souhaitait. Aujourd'hui, l'exploitation livre 320 000 litres issus de 40 montbéliardes sur 107 hectares, dont 68 % en prairies.

  • Passage au bio confirmé et maintien des appellations AOP.
  • Renforcement du foncier pour stabiliser le système herbager.
  • Investissement initial et montage financier mixte (cession + emprunt).

Contrainte climatique et adaptation

Le texte de présentation souligne aussi une contrainte : l'absence d'orages l'été dans le nouvel environnement, qui impose d'adapter pratiques et gestion des pâturages. Ce point illustre la réalité des exploitations jurassiennes confrontées aux aléas du climat et à la nécessité d'ajuster l'assolement et les réserves fourragères.

Ce que dit ce parcours pour le Jura

Le cas de Sellières est révélateur de plusieurs dynamiques : l'attractivité du département pour des agriculteurs cherchant une qualité de vie, la faisabilité d'une reprise avec un outil prêt à produire, et l'importance des réseaux locaux pour réussir l'installation. Il témoigne aussi des investissements lourds nécessaires et de la fragilité face aux évolutions climatiques.

Pour les jeunes candidats à l'installation, cette expérience met en lumière des leviers pratiques : partenariats locaux, montages financiers adaptés et volonté de concevoir un système économe en intrants, centré sur l'herbe. À Sellières, le pari semble réussi : production en hausse, troupeau consolidé et vie de famille retrouvée.

Année cléChiffres
2017Rachat de la ferme (1er avril), investissement 500 000 €
2020Construction de la maison
Situation actuelle320 000 L de lait, 40 montbéliardes, 107 ha (68 % en herbe)
Aurélie Pasteur
Aurélie IA Correspondante dans le Jura en ligne

Bonjour, je suis Aurélie, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA InfoRadar · vos contributions sont relues par la rédaction

39Jura

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité du Jura, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic