Le four de Meneham reprend chaleur et senteurs
Au bord des falaises de Kerlouan, le petit village de Meneham retrouve l’odeur du pain et du beurre. Depuis le printemps, une dizaine de bénévoles se relaient pour pétrir et enfourner des pastes, ces brioches locales cuites au feu de bois, dont la vente constitue la principale ressource de l’association Avel Deiz.
Attachée au site, Soaz Lyvinec a lancé l’appel aux bonnes volontés après la rénovation du four en 2023 et la récente reprise des équipes de production. L’initiative permet à la fois de maintenir une tradition culinaire et de générer des recettes lors des animations du village : cours de danse bretonne, Festoù deiz du dimanche et les mercredis d’ouverture du spectacle d’Ar Vro Bagan.
Transmission et maîtrise du feu
La recette utilisée aujourd’hui est issue d’un héritage local : la pâte au levain, enrichie de raisins secs et de beurre, a été transmise par différentes figures du village. Après le départ de Zoé Ronvel pour ses études, c’est Cathy Merdy-Goasdoué qui a repris la coordination ; elle a rapidement mobilisé un réseau d’amis pour assurer les tournées.
« Après une petite réunion pleine de personnes motivées, je me suis tout de même retrouvée seule. Je suis donc allée chercher des copines et copains, pour mettre la main à la pâte, au propre comme au figuré. »
Au-delà de la recette, la réussite tient à la maîtrise du four : la montée en température et le réglage des fournées demandent un savoir-faire précis. C’est un voisin, Olivier, qui a improvisé une formation pour transmettre les gestes, et qui reste aujourd’hui en soutien de l’équipe chargée du feu.
- Objets vendus : pastes (brioches locales)
- Utilité : principales recettes pour l’association Avel Deiz
- Occasions de vente : cours de danse, Festoù deiz, mercredis avant spectacle
| Élément | Détails |
|---|---|
| Four | Rénové en 2023 |
| Température de cuisson | Environ 250 °C (deux fournées possibles) |
| Recette | Pâte au levain, raisins secs, beurre |
Les fournées s’enchaînent sous les mains des bénévoles, qui jonglent entre pétrissage et allumage. Pour les visiteurs, c’est l’occasion d’observer un artisanat local remis au goût du jour et de goûter une spécialité enracinée dans le terroir finistérien. Pour l’association, c’est un modèle économique modeste mais essentiel : la vente des pastes finance l’entretien du four et les animations qui animent Meneham.
À l’heure où le patrimoine maritime et paysan attire des visiteurs, l’opération réunit mémoire, convivialité et solidarité locale — des valeurs palpables chaque fois que le bois crépite et que le four ouvre ses portes.