Société Montlieu-la-Garde Charente (16)

À Montlieu‑la‑Garde, la fille d’un résident dénonce la réaffectation rapide d’une chambre d’Ehpad

Après le décès de son père, une habitante s'insurge : ses affaires auraient été entassées dans des sacs et la chambre réoccupée deux jours plus tard. La direction reconnaît une « faute » et présente ses regrets.

À Montlieu‑la‑Garde, la fille d’un résident dénonce la réaffectation rapide d’une chambre d’Ehpad
©Illustration IA Mathilde Chabrol / inforadar.fr

Un départ qui choque la famille

Montlieu‑la‑Garde — La mort d’un proche est un moment lourd. Pour Nadège Bernard Taxier‑Naud, la douleur s’est accompagnée d’un sentiment d’incompréhension et d’indignation après le décès de son père, ancien élu à Orignolles, et résident de l’Ehpad Le Roch.

Selon elle, le nom du défunt restait affiché sur la porte (« Claude Naud ») mais ses effets personnels avaient été regroupés dans deux sacs‑poubelle noirs posés sur un fauteuil roulant dans le couloir. Et la chambre 204 était déjà occupée par un autre résident.

« Indigne, indécent » — phrase reprise de la famille dans sa réaction rapportée.

La famille rappelle que le contrat de séjour prévoit un délai de huit jours pour récupérer les affaires d’un résident décédé. Pour la fille unique, qui a perdu sa mère le 4 août 2025 et son père le 10 août dernier, la rapidité de la réaffectation et la façon dont les effets ont été traités traduisent, selon elle, un manque de considération pour les proches.

La direction admet une « faute »

La direction de l’établissement, qui compte 122 places, n’a pas nié l’incident. Elle a reconnu une « faute » et a exprimé des regrets, selon les éléments communiqués. Le tarif d’hébergement mentionné s’élève, d’après la famille, à 2 200 euros par mois.

Questions pratiques et enjeux humains

  • Respect des délais contractuels pour la récupération des effets personnels après un décès ;
  • Procédures internes de préparation et de réoccupation des chambres ;
  • Communication entre direction et familles en cas de disparition d’un résident.

Ce récit résonne au‑delà d’un cas isolé : il soulève la question de la prise en charge des dernières étapes de la vie en institution et de la délicatesse nécessaire envers les proches. Plusieurs familles contactées dans d’autres structures témoignent régulièrement de craintes similaires, notamment sur la conservation des objets personnels et sur la transparence des pratiques.

Ce que dit la famille et ce qu’on attend

La quadragénaire, qui vit en région parisienne, souhaite rendre public son expérience « pour que d’autres familles ne vivent pas la même chose ». Elle demande des explications claires et des garanties sur la mise en place de mesures correctrices. Du côté de l’établissement, la reconnaissance de la « faute » laisse la porte ouverte à des ajustements de procédure, sans que des détails supplémentaires sur d’éventuelles suites administratives ou judiciaires n’aient été précisés.

Élément Donnée
Capacité de l'Ehpad Le Roch 122 places
Tarif d'hébergement évoqué 2 200 € / mois

Les familles concernées et les établissements du département se trouvent désormais confrontés à une attention renouvelée sur la qualité des pratiques administratives et humaines dans les maisons de retraite. Les proches qui souhaitent signaler des faits similaires sont invités à contacter la direction de l’Ehpad puis, si besoin, les services compétents du conseil départemental ou une association d’aide aux familles.

Mathilde Chabrol
Mathilde IA Correspondante dans la Charente en ligne

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