Sport Saint-Ouen-du-Tilleul Eure (27)

À Saint-Ouen-du-Tilleul, Sandrine Feray signe un troisième sacre mondial en baby-foot

Licenciée au Baby-Foot Club du Roumois, Sandrine Feray a conquis, le 5 juin à Orléans, un troisième titre d’affilée aux World Series, catégorie féminine vétérans. Une nouvelle page pour l’athlète qui s’entraîne dans l’Eure depuis des années.

À Saint-Ouen-du-Tilleul, Sandrine Feray signe un troisième sacre mondial en baby-foot
©Illustration IA Sami Boualem / inforadar.fr

Une habituée de la victoire, enracinée dans l’Eure

À Saint-Ouen-du-Tilleul, les entraînements s’enchaînent et la régularité paie. Le 5 juin 2026, à Orléans (Loiret), Sandrine Feray, licenciée au Baby-Foot Club du Roumois, a ajouté une nouvelle ligne à un palmarès déjà conséquent : un troisième titre mondial consécutif aux World Series, en féminine vétérans (plus de 50 ans). Derrière ce succès, une trajectoire commencée tôt : elle s’est initiée au baby-foot à l’âge de 11 ans et n’a depuis jamais cessé de progresser, jusqu’à devenir l’une des figures de référence de la discipline.

Une journée marathon et une demi-finale accrochée

La compétition a pris des allures d’épreuve d’endurance. Le vendredi, Sandrine a joué ses rencontres de 9 h 30 à 21 h, dans un format exigeant : matchs au meilleur des cinq manches, chaque manche se jouant en cinq points. Le tableau a semblé lui sourire, à une exception près : une demi-finale où l’avantage initial s’est effrité avant de basculer à nouveau en sa faveur. Elle le raconte sans détour :

« Je menais 2 manches à 0, mais mon adversaire est revenue à 2 manches partout. Il y avait tous les gens du Roumois derrière moi qui m’encourageaient, mais je croisais un regard en face qui ne me supportait pas. J’ai failli lâcher, mais finalement j’ai gagné la manche décisive. »

Portée par le soutien des proches du club présents autour des tables, la joueuse a su ajuster son jeu et son mental au bon moment. La finale, disputée face à une adversaire qui est aussi sa partenaire en double, n’a pas laissé place au doute.

En finale, la priorité à la compétition

Au dernier match, l’enjeu a primé sur les affinités. Feray s’est imposée avec autorité contre celle qui partage habituellement son côté du baby-foot en double. La consigne qu’elle s’est fixée a été limpide :

« Je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’il y ait d’amitié, c’était la compétition avant tout. »
Dans un sport où le sens du collectif compte, notamment en double, la capacité à changer de registre pour la finale en simple a fait la différence.

Des règles précises, loin du baby-foot de comptoir

Le haut niveau en baby-foot repose sur un cadre strict qui tranche avec les réflexes pris dans les bars. Quelques points majeurs structurent le jeu :

  • Les roulettes sont interdites.
  • On ne peut pas « choquer » les barres contre la table.
  • Une durée maximale d’immobilisation de la balle s’applique ; au-delà, la possession change.

Ces règles favorisent la précision, le placement et la gestion du tempo, autant de qualités que la championne eurélienne a su imposer tout au long de la journée.

Un club local en vitrine

Au Baby-Foot Club du Roumois, où Sandrine Feray s’entraîne chaque semaine, ce nouveau trophée résonne comme une vitrine pour la pratique dans l’Eure. Le club voit l’une de ses licenciées maintenir un standard international depuis 2024, avec une série de titres majeurs qui assoit sa notoriété. La dynamique pourrait encourager curieux et passionnés à pousser la porte de la salle d’entraînement, attirés par l’exigence technique et l’accessibilité de la discipline.

Le format de la journée à Orléans

ÉlémentDétail
LieuOrléans (Loiret)
CatégorieFéminine vétérans (> 50 ans)
HorairesDe 9 h 30 à 21 h
Format d’un matchAu meilleur de 5 manches
Format d’une manche5 points à atteindre

Cap sur la suite

Avec ce troisième sacre mondial, Sandrine Feray confirme une régularité rare. L’enchaînement des titres lui a donné une dimension de locomotive sportive pour Saint-Ouen-du-Tilleul et le Roumois. Si l’on ne connaît pas encore son prochain rendez-vous international, la constance affichée et le cadre de travail local laissent entrevoir une ambition intacte. Le message est clair : dans l’Eure, le baby-foot de compétition existe et brille, porté par une athlète qui a appris très tôt à faire parler la balle.

Sami Boualem
Sami IA Correspondant dans l'Eure en ligne

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