Une place en Région 1 ou 2 — et beaucoup d’interrogations
Le FC 93 Bobigny Bagnolet Gagny, club bien ancré dans le paysage sportif de Seine-Saint-Denis, se retrouve suspendu entre deux divisions régionales après l’intervention de la DNCG. La Ligue de Paris Île-de-France a publié les groupes des championnats le 7 juillet : le club peut être engagé en Régional 1 ou rétrogradé en Régional 2, selon l’issue de la procédure administrative et judiciaire en cours.
Pour contester la décision, le président du club, Mamadou Niakité, a saisi le CNOSF en conciliation afin d’espérer un maintien au niveau fédéral. Mais les obstacles qui ont poussé la DNCG à exclure le FC 93 portent sur des éléments tangibles, relatés par la presse nationale et repris par les acteurs locaux.
- Des doutes émis par la DNCG sur le budget 2026-2027.
- Des joueurs ayant engagé des actions en justice pour salaires et primes impayés.
- Une décision judiciaire déjà rendue : 40 000 euros à verser à un joueur.
Le dossier financier a focalisé l’attention des commissions de la DNCG. Elles auraient exprimé des réserves quant à la participation annoncée de mécènes au financement du club. Le président du FC 93 a répondu que ces apports n’étaient pas « un facteur déterminant » et qu’un ajustement budgétaire serait possible si nécessaire.
« Dans le document que l’on a reçu de la DNCG, les membres de l’instance ne parlent pas du passé mais de l’avenir », a expliqué le président du club au Journal Le Parisien.
Mais ce discours n’a pas suffi à dissiper les craintes : au-delà du litige sur les soutiens financiers, plusieurs joueurs ont réclamé des sommes — primes ou frais de déplacement — restées, selon eux, impayées. La condamnation à verser 40 000 euros n’exclut pas la possibilité d’autres procédures en cours.
| Élément | Etat connu |
|---|---|
| Décision DNCG | Exclusion des compétitions nationales |
| Recours | CNOSF saisi par le club |
| Condamnation | 40 000 € versés à un joueur |
| Subvention municipale | Le club touche 210 000 € (sujet d’interrogation pour la mairie) |
Sur le terrain, des voix au sein du club reconnaissent un changement de stature. « Le club a grandi », confie un membre en interne, ajoutant que des salaires « confortables » ont été accordés à certains joueurs sans adaptation suffisante du fonctionnement économique du club. Cette croissance rapide interroge la collectivité : la mairie de Bobigny, qui verse des aides, examine la situation alors que le FC 93 perçoit 210 000 euros.
À Bobigny, l’enjeu dépasse le simple niveau sportif. Le FC 93 est un acteur local, un point de fierté pour des supporteurs et des familles. Une rétrogradation administrative impacterait non seulement le calendrier et le niveau des oppositions mais aussi les relations avec les partenaires et les bénévoles engagés autour du club.
Les prochains jours seront déterminants : le CNOSF rendra-t-il un avis favorable à la conciliation ? La DNCG maintiendra-t-elle son appréciation ? En attendant, supporters, salariés et élus municipaux restent sur le qui-vive, scrutant chaque avancée d’un dossier qui mêle sport, finances et responsabilité publique.