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Aigues-Mortes et Grau-du-Roi: un nouveau réseau sécurise l’eau potable avant l’été

Mise en service ce 30 juin d’une adduction neuve pour Aigues-Mortes et Le Grau-du-Roi. Un chantier à 3,6 M€ HT pour contourner la Tour Carbonnière et fiabiliser l’alimentation en pleine saison.

Aigues-Mortes et Grau-du-Roi: un nouveau réseau sécurise l’eau potable avant l’été
©Illustration IA Driss Roustan / inforadar.fr

Un chantier express pour sécuriser l’eau du littoral

Dès le 30 juin, l’eau potable d’Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi circulera dans une adduction toute neuve. Lancés en février, les travaux pilotés par la Communauté de communes Terres de Camargue et l’exploitant Suez s’achèvent dans les temps pour la saison. L’enjeu était majeur : l’ancienne conduite passait sous les voûtes de la Tour Carbonnière, édifice médiéval emblématique des marais, et présentait un niveau d’usure critique.

Selon les constats techniques, la canalisation historique, installée sous la tour en 1960, était corrodée à 93 % de son épaisseur et ne disposait plus que de quelques mois de durée de vie. À l’approche de l’été, où la population du littoral est multipliée par cinq, l’option d’une intervention rapide s’est imposée pour éviter toute rupture d’alimentation.

Trois scénarios étudiés, un tracé retenu

Après expertises, trois pistes ont été mises en balance, avec des contraintes techniques, patrimoniales et financières bien différentes.

OptionPrincipeDonnées clés
Remplacement sur siteReposer une conduite sous les voûtes existantesConfortement des 28 voûtes : > 4,5 M€ ; chantier estimé à 8,4 M€ HT
Forage dirigéPassage souterrain sous les maraisPlus d’1 km à environ 48 m de profondeur ; risques techniques élevés
Nouveau tracéContourner la tour par la RD 979 en longeant le VistreSolution retenue ; limitation des risques et préservation du patrimoine

Les élus ont acté la troisième option, considérée comme la plus fiable à court terme et la plus respectueuse du site classé. La collectivité résume ce choix par une double exigence de robustesse et de protection du bâti ancien :

« ni risque d’échec, ni atteinte au patrimoine »

Une adduction neuve, pensée pour durer

Le nouveau réseau repose sur une conduite en polyéthylène haute densité (PEHD) de 500 mm de diamètre. Ce matériau, désormais courant sur les adductions principales, offre une bonne tenue à la corrosion et aux contraintes mécaniques, un atout essentiel dans un milieu humide et salin comme la Camargue gardoise. L’objectif est clair : fiabiliser l’acheminement d’un volume d’eau cohérent avec les pics estivaux, tout en réduisant l’exposition du service à un point de fragilité historique.

Ce contournement retire par ailleurs la pression d’exploitation qui pesait sur la Tour Carbonnière. L’édifice, vieux d’environ 750 ans, n’aura plus à supporter d’infrastructures sensibles sous ses voûtes, ce qui évite un chantier lourd de confortement dont le coût avait été chiffré au-delà de 4,5 M€ rien que pour l’ouvrage.

Coût, calendrier et acteurs

Le budget du projet s’établit à 3,6 M€ HT. Engagé en février, le chantier a été mené tambour battant pour une mise en service annoncée au 30 juin. Dans un contexte de fréquentation touristique très élevée, ce calendrier réduit répond à une priorité de service public : garantir la continuité d’alimentation sans fragiliser le patrimoine ni multiplier les aléas techniques.

La maîtrise d’ouvrage relève de la Communauté de communes Terres de Camargue, en lien avec Suez, délégataire du service d’eau. La solution technique retenue concentre l’effort financier sur le réseau lui‑même plutôt que sur des travaux de génie civil complexes et risqués.

Conséquences locales: des robinets sécurisés en pleine saison

Pour les habitants, commerçants et hébergeurs des deux communes, l’enjeu est concret : fiabiliser l’approvisionnement à l’entrée de l’été, période où la demande grimpe fortement. La reconfiguration de l’adduction vise à éviter des interventions d’urgence sur un tronçon vieillissant, avec à la clé une meilleure maîtrise des risques d’interruption, toujours coûteux pour l’économie locale.

  • Service public prioritaire : sécurisation de l’eau au moment du pic de fréquentation.
  • Patrimoine préservé : la tour médiévale n’est plus sollicitée par une conduite vétuste.
  • Investissement optimisé : un coût global (3,6 M€ HT) bien inférieur au scénario de réfection sous voûtes.

Pourquoi ce choix compte pour le territoire

Entre performance hydraulique et sobriété patrimoniale, la solution de contournement coche les cases d’une gestion d’infrastructure raisonnable : moindre exposition aux imprévus, coûts contenus par rapport aux alternatives, et un calendrier compatible avec la réalité économique locale. Dans un secteur où la saison peut faire ou défaire le chiffre d’affaires de nombreux professionnels, la sécurisation de l’adduction principale n’est pas qu’un dossier technique : c’est un pilier de la vie quotidienne et de l’attractivité du littoral gardois.

Driss Roustan
Driss IA Correspondant dans le Gard en ligne

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