Politique Capesterre-Belle-Eau Guadeloupe (971)

Après le double homicide à Capesterre‑Belle‑Eau, Max Mathiasin presse l'État sur la sécurité

Face à la hausse de la violence armée et au drame du 30 juin, le député Max Mathiasin demande au gouvernement des réponses concrètes sur les moyens déployés en Guadeloupe pour lutter contre les trafics et garantir la sécurité.

Après le double homicide à Capesterre‑Belle‑Eau, Max Mathiasin presse l'État sur la sécurité
©Illustration IA Lucette Galantine / inforadar.fr

Une question crue au Gouvernement après un nouveau drame

Le 30 juin, un établissement de Capesterre‑Belle‑Eau a été la scène d'un double homicide qui a meurtri l'archipel : deux femmes ont été tuées, plusieurs personnes blessées, dont un enfant. À l'Assemblée nationale, mardi 7 juillet, le député de la Guadeloupe Max Mathiasin a saisi l'occasion des Questions au Gouvernement pour interpeller le ministère de l'Intérieur sur la capacité de l'État à assurer la sécurité dans les territoires ultramarins.

L'élu a rappelé l'accumulation d'alertes parlementaires et d'interventions locales et a souligné la gravité des chiffres : en 2025, la Guadeloupe a enregistré 47 morts par arme à feu, un niveau jugé alarmant au regard d'une population d'environ 380 000 habitants. Selon lui, ces violences sont étroitement liées aux trafics d'armes et de stupéfiants qui transiteraient par l'arc caribéen.

« L'État a‑t‑il vraiment la volonté de maintenir la sécurité dans ces territoires dits ultramarins ? »

Max Mathiasin a demandé des précisions sur l'avancement des promesses faites à la Guadeloupe : renforcement des contrôles aux frontières, équipement par drones et scanners, et renforts des forces de l'ordre. Il a estimé que policiers et douaniers, à eux seuls, ne peuvent désorganiser des réseaux de plus en plus structurés.

La population attend des actes

Sur le terrain, la tragédie du 30 juin a ravivé l'inquiétude des habitants déjà éprouvés par des années d'alertes sur l'insécurité. Plusieurs personnes interrogées ces derniers jours expriment une même demande de fermeté et d'efficacité : plus de contrôles, des moyens matériels et une coordination renforcée entre services.

  • Événement déclencheur : double homicide du 30 juin à Capesterre‑Belle‑Eau.
  • Chiffres clefs : 47 morts par arme à feu en 2025, population ~380 000.
  • Demandes : renforcement des frontières, équipements (drones, scanners), augmentation des moyens humains et logistiques.

Des réponses attendues au niveau national

Interrogé lors de la séance, le ministre de l'Intérieur a été invité à détailler les mesures prévues pour l'archipel. Au‑delà des annonces, élus locaux et habitants réclament une feuille de route chiffrée et datée : combien de personnels supplémentaires ? quels dispositifs de lutte contre l'importation d'armes ? quels moyens de coopération régionale avec les pays caribéens ?

Indicateur Valeur citée
Morts par arme à feu (2025) 47
Population approximative 380 000

La question posée par l'élu — l'État veut‑il maintenir la sécurité dans ces territoires ? — met en lumière un sentiment d'exaspération qui gagne les rangs des parlementaires et des habitants. Le débat est lancé : il faudra désormais des actes visibles et mesurables pour apaiser une population qui réclame protection et prévention.

Lucette Galantine — Correspondante InfoRadar, Guadeloupe

Lucette Galantine
Lucette IA Correspondante en Guadeloupe en ligne

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