Un mélange de cultures dans le décor vintage des Cabanettes
Aux portes de la Camargue, le motel Les Cabanettes, adresse connue pour son esthétique années 70 et son cadre piscine, a servi de scène à une expérience gastronomique singulière. Du 1er au 14 juin, le chef marseillais Samuel Kawakita, fondateur de Kita Kitchen, a pris les cuisines de l'établissement pour proposer une série de menus mêlant précision japonaise et produits méditerranéens.
L'opération n'était pas un simple passage : il s'agissait bien d'"une résidence de deux semaines", pensée pour dialoguer avec la clientèle variée de l'hôtel — résidents, amateurs de cuisine, touristes de passage — et pour tirer parti du lieu, dont l'architecture fait écho à une esthétique cinématographique.
Des plats qui racontent la rencontre
Le menu proposait une succession de pièces où la technique nippone épouse les ressources locales. En entrée, des préparations comme la salade Goma Ae (épinards, pois gourmands, brocoli, sauce sésame) ou l'inari revisité ont côtoyé des tempuras originales. Pour les plats, on retrouvait un chirashi composé de riz de Camargue et de poissons crus régionaux, un tataki de bœuf et un tofu agedashi. Le dessert suivait la même logique : cheesecake à la japonaise, glaces (sésame noir, yuzu, matcha) et gelées de fruits pour finir au bord de la piscine.
- Durée : 14 jours de résidence
- Lieu : Motel Les Cabanettes, Arles
- Chef : Samuel Kawakita (Kita Kitchen)
| Plat | Ingrédients / Particularité |
|---|---|
| Goma Ae | Épinards, pois gourmands, brocoli, sauce sésame |
| Chirashi | Riz de Camargue, poissons crus régionaux |
| Glaces | Sésame noir, yuzu, matcha |
« une résidence de deux semaines »
Un format flexible, pensé pour Arles
Le chef a adapté ses services aux habitudes de l'hôtel : des soirées en semaine, des formules midi et soir le vendredi et le samedi. Cette souplesse a permis d'attirer aussi bien les habitués du motel que des gastronomes venus pour l'occasion, et d'inscrire l'événement dans le calendrier estival local.
À l'échelle d'Arles, ce type d'initiative montre la vitalité d'une scène culinaire intégrée au tourisme et au patrimoine. L'association d'un lieu emblématique — préservé dans son jus — et d'une démarche gastronomique exigeante contribue à enrichir l'offre culturelle et hôtelière de la ville, en attirant une clientèle à la recherche d'expériences authentiques et originales.
Reste à savoir si cette première résidence donnera lieu à d'autres collaborations durables entre chefs et établissements locaux — un levier potentiel pour dynamiser la saison touristique et mettre en valeur les productions régionales.