Des familles installées au camping, la maison encore sous l'eau pour beaucoup
Une semaine après les épisodes d'intempéries qui ont frappé la Provence, Martigues en compte encore les dommages et les sinistrés. Quelque 35 personnes ont été relogées au camping Les chalets de la mer, dans le quartier de Carro, où des bungalows hébergent désormais des foyers évacués au plus fort des inondations.
Les conséquences restent visibles : boue, coupures d'électricité prolongées et, dans certains quartiers, l'absence d'eau potable au robinet. Des centaines d'habitants ont dû être évacués le 20 octobre lors du pic des intempéries et nombre d'entre eux n'ont pas encore pu réintégrer leur logement.
"Tout le reste nage dans ma maison", confie Ginette, sinistrée évacuée à Carro.
Ginette et André, retraités, figurent parmi les accueillis au camping. Leur logement a été submergé par une montée des eaux mesurée à 1,60 m. Après un passage chez des proches, le couple a accepté la proposition de relogement au camping afin de ne pas peser davantage sur leur famille. Ils vivent là avec leur chien, et quelques effets séchés sur la terrasse du mobil-home témoignent des affaires sauvées.
- Relogement : environ 35 personnes dans des bungalows au camping Les chalets de la mer.
- Évacuations : des centaines d'habitants évacués le 20 octobre.
- Problèmes persistants : coupures d'électricité, eau non potable dans certains secteurs, résidus de boue dans les habitations.
Les responsables du camping ont indiqué qu'ils maintiendront l'hébergement des sinistrés malgré la fermeture prévue aux touristes le 31 octobre, une décision de solidarité qui a permis à ces familles de trouver un toit temporaires en attendant des solutions plus durables.
| Élément | Chiffre / situation |
|---|---|
| Personnes relogées au camping | 35 |
| Hauteur d'eau signalée chez Ginette et André | 1,60 m |
| Date des évacuations massives | 20 octobre |
Interrogée sur l'avenir, Ginette espère pouvoir retrouver un logement d'ici quelques mois : "J'espère avoir une nouvelle maison dans trois à quatre mois". Beaucoup, comme elle, anticipent des délais longs pour les travaux et le nettoyage, entre dégâts structurels et démarches administratives. Pour le moment, le retour à la normale dépendra de la remise en état des réseaux d'eau et d'électricité et de l'évaluation des dommages par les services compétents.
À Martigues, la solidarité locale s'organise — familles, associations et acteurs privés comme le camping — mais la route vers la reconstruction reste longue pour les sinistrés qui ont vu leur quotidien renversé par la crue.