Un lieu symbolique fermé, une collectivité en quête de solutions
La fermeture récente de la Fontaine de l’Ours, centre qui a marqué la vie d’Auzet depuis son inauguration en 1997, a provoqué une vive émotion dans ce petit village des Alpes-de-Haute-Provence. Situé au quartier du Gravas, le bâtiment, longtemps animé par une association et géré par les Centres Musicaux Ruraux, est aujourd’hui silencieux. Malgré l’absence de propriété communale, la municipalité s’est saisie du dossier et a lancé une première étape de concertation pour imaginer des perspectives.
Lors d’une visite des locaux et d’une réunion rassemblant élus, services de l’État, partenaires institutionnels et habitants, le maire, Christian Isoard, et ses adjoints — Martine Mattei et Jean-Luc Bourrel — ont voulu ouvrir le débat sur l’avenir du site. Le bâtiment, selon les acteurs présents, est en bon état et présente un potentiel d’activité si un portage adapté est trouvé.
"C’est dramatique pour le village. Nous allons chercher des solutions. On peut acheter le bâtiment, mais comment le faire fonctionner pour une petite commune ?"
Une histoire liée au renouveau d’Auzet
La Fontaine de l’Ours est intimement associée au renouveau d’Auzet impulsé par Roger Isoard, maire entre 1989 et 2020. Depuis son ouverture en 1997, le centre a accueilli des temps culturels et associatifs qui ont rythmé la vie locale et attiré des visiteurs. Sa fermeture laisse un vide matériel et symbolique dans le village, comme l’ont rappelé plusieurs habitants et élus présents lors des échanges.
Quels scénarios envisagés ?
La réunion a permis d’ouvrir plusieurs pistes, sans décision arrêtée à ce stade :
- Acquisition par la commune : option évoquée mais confrontée à la question du modèle économique pour assurer la gestion et la programmation.
- Portage par une structure associative ou intercommunale : confier l’animation du lieu à un opérateur capable d’adosser activités culturelles et pratiques sociales.
- Partenariats institutionnels : solliciter des aides et accompagnements des services de l’État et d’acteurs régionaux pour un montage financier durable.
Des enjeux concrets pour une petite commune
Le défi posé par la réouverture de la Fontaine de l’Ours est double : il s’agit à la fois de préserver un patrimoine qui a du sens pour les Auzétans et de trouver un mode de fonctionnement viable pour une commune de faible taille. Les participants ont insisté sur la nécessité d’associer finement les habitants à la suite du processus pour que la programmation réponde aux besoins locaux.
Calendrier et étapes pratiques
La réunion de lancement marque le début d’une concertation plus large. Les prochaines étapes devraient comporter des temps d’échanges publics, des études techniques et financières, puis la présentation d’un ou plusieurs scénarios aux habitants. À ce stade, aucune décision définitive n’a été communiquée.
| Repères | Informations |
|---|---|
| Inauguration | 1997 |
| Mairie liée au renouveau | Roger Isoard (1989–2020) |
| Acteurs mobilisés | Élus communaux, services de l’État, partenaires institutionnels, habitants |
La Fontaine de l’Ours reste pour l’heure un bâtiment fermé, mais la dynamique enclenchée offre une bouffée d’espoir aux habitants qui refusent de voir disparaître un élément fort de leur vie collective. Le chemin vers une réouverture passe désormais par une concertation approfondie et par des choix pragmatiques adaptés aux capacités d’une petite commune de montagne.
Pour suivre la suite des discussions et être informé des réunions publiques, la municipalité d’Auzet invite les personnes concernées à se rapprocher de la mairie.