Un regroupement annoncé, des salariés mobilisés
La direction de Worldline a confirmé cet été la fermeture du site de Tours, qui emploie encore 171 salariés, et annoncé un transfert des postes vers le site de Blois au premier trimestre 2027. L'annonce a provoqué, mardi 15 septembre, un rassemblement d'une centaine de personnes devant les locaux toursains, où les salariés ont exprimé leur inquiétude et leur colère.
La société a évoqué une solution temporaire de coworking début septembre, mais cette option ne satisfait pas les équipes. L'intersyndicale reproche à la direction une logique économique et craint que le maintien de l'emploi sur le papier ne garantisse pas le remplacement des salariés qui choisiraient de ne pas déménager ou de ne pas accepter un trajet plus long.
Conséquences concrètes pour les salariés
Plusieurs salariés ont expliqué que l'enjeu n'était pas tant la survie de l'entreprise mais la perte d'une implantation locale pérenne. L'un d'eux, présent à l'assemblée générale et souhaitant rester anonyme, a chiffré l'impact : il habite à 7 km de son lieu de travail actuel et ferait désormais 80 km pour aller à Blois, soit 160 km par jour en aller-retour, sans compter les frais d'autoroute et d'essence. Ce témoignage met en lumière des conséquences matérielles fortes pour les salariés et leurs familles.
« On est tous motivés à se bouger et on a la même vision, on demande quelque chose de pérenne sur Tours »
Enjeux pour Blois et questions ouvertes
Pour Blois, l'arrivée potentielle de salariés et d'activités soulève des perspectives économiques : maintien de l'emploi au sein du groupe, dynamisation de certains services locaux et hausse des besoins en mobilités. Mais la communication de la direction ne précise pas le nombre exact de postes qui seront effectivement tenus sur le site blésois ni les modalités d'accompagnement des salariés contraints de changer de lieu de travail.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Salariés encore sur le site de Tours | 171 |
| Personnes mobilisées mardi | ~100 |
| Distance domicile–site actuel (exemple cité) | 7 km |
| Distance domicile–Blois (exemple cité) | 80 km (160 km aller-retour) |
| Horizon de fermeture | 1er trimestre 2027 |
Mobilisations et perspectives
Face à ces incertitudes, les salariés menacent d'engager des actions, y compris la grève, « si rien ne bouge ». Les représentants syndicaux, dont la CGT, rappellent que la sauvegarde des postes annoncée par la direction ne garantit pas que les départs volontaires ou contraints soient remplacés. Pour l'agglomération blésoise, la situation appelle à davantage de précisions : conditions d'accueil des équipes, accompagnement des mobilités et garanties sur le maintien effectif des emplois.
À court terme, la dynamique dépendra des négociations entre la direction et les représentants du personnel, ainsi que des décisions locales sur l'organisation du site de Blois. Les habitants pourront suivre l'évolution de ce dossier, qui mêle questions sociales, économiques et pratiques, au fil des prochains mois.