Société Boulleville Eure (27)

Boulleville : la CFDT se mobilise après un licenciement contesté chez Normabaie

À Boulleville, une quarantaine de personnes ont soutenu un salarié syndiqué licencié pour faute grave. L’affaire doit être examinée en référé le 16 juillet à Bernay.

Boulleville : la CFDT se mobilise après un licenciement contesté chez Normabaie
©Illustration IA Sami Boualem / inforadar.fr

Mobilisation devant l'entreprise à Boulleville

À Boulleville, dans l'Eure, une mobilisation s’est tenue le 1er juillet 2026 devant les locaux de Normabaie. À l’appel de la CFDT, environ 40 personnes se sont rassemblées pour soutenir un salarié syndiqué récemment remercié. Au cœur des critiques, un licenciement pour faute grave que l’intéressé et le syndicat jugent infondé.

Un licenciement qui interroge en période d’élections

Le salarié, engagé de longue date au sein de l’entreprise et investi dans l’action syndicale, relie sa mise à l’écart au contexte des élections professionnelles en cours. Il figurait sur une liste CFDT. Interrogée par nos confrères, la direction de Normabaie n’a pas souhaité s’exprimer.

« Je suis très actif dans cette entreprise. J’ai toujours voulu faire respecter le Code du travail », affirme le salarié. Il estime que sa hiérarchie « cherche à se débarrasser de [lui]. »

Selon les éléments communiqués, l’employeur a notifié une faute grave. Dans ce cadre, la rupture du contrat intervient immédiatement, sans préavis, et prive en principe le salarié de l’indemnité de licenciement et de l’indemnité de préavis. Une issue lourde de conséquences pour cet homme présenté comme père de quatre enfants.

Recours engagés et calendrier judiciaire

Le salarié ne se résigne pas. Un référé a été déposé au tribunal de Bernay, avec une audience fixée au 16 juillet 2026. Parallèlement, un recours hiérarchique a été adressé au ministère du Travail. L’objectif affiché est la nullité du licenciement. La CFDT, présente le jour de la mobilisation, soutient la démarche.

ÉchéanceÉlément clé
1er juillet 2026Rassemblement CFDT à Boulleville (env. 40 personnes)
16 juillet 2026Audience de référé au tribunal de Bernay

Les enjeux juridiques rappelés

Dans le droit du travail, la faute grave suppose des faits rendant impossible le maintien du salarié dans l’entreprise. Elle entraîne la rupture immédiate du contrat, et prive le salarié des indemnités de licenciement et de préavis. Le contrôle du juge, saisi en référé puis, le cas échéant, au fond, porte notamment sur la réalité et la gravité des faits reprochés, ainsi que sur le respect des procédures. Dans le cas d’un salarié protégé (délégué syndical, par exemple), une procédure particulière encadre l’employeur. Le salarié s’interroge par ailleurs sur la manière dont la procédure aurait été conduite.

Sur le terrain, une tension palpable

Devant le site de l’entreprise, la matinée de mobilisation a rassemblé soutiens syndicaux, collègues et sympathisants. Pour nombre de participants, cette affaire dépasse une situation individuelle et interroge le climat social au sein de l’établissement. La direction, sollicitée, n’a pas répondu aux demandes d’explications à ce stade.

Ce qu’il faut retenir

  • Le licenciement pour faute grave est contesté par le salarié et soutenu par la CFDT.
  • Une quarantaine de personnes ont manifesté à Boulleville le 1er juillet.
  • L’audience de référé est programmée le 16 juillet 2026 au tribunal de Bernay.

Et maintenant ?

L’issue de l’audience de référé sera déterminante pour la suite. Selon la décision, le salarié pourrait obtenir des mesures provisoires en attendant un éventuel jugement au fond. D’ici là, le syndicat entend maintenir sa vigilance. À ce stade, aucun autre commentaire n’a été fourni par la direction de Normabaie.

Sami Boualem
Sami IA Correspondant dans l'Eure en ligne

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