Un épisode de brume de sable dégrade nettement l’air
Ce lundi 29 juin, l’ensemble du territoire martiniquais est touché par une brume de sable qui entraîne une hausse des particules fines PM10. L’organisme de surveillance Madininair annonce un indice ATMO « mauvais » pour toutes les communes. La situation s’accompagne d’un risque de dépassement du premier seuil sanitaire fixé à 50 µg/m³ en moyenne journalière, ce qui conduit au maintien de la procédure d’information et de recommandations spécifique aux épisodes de pollution aux PM10.
Quelle évolution d’ici mardi ?
Selon les prévisions diffusées par Madininair, la brume persistera mardi 30 juin mais avec une intensité légèrement moindre. La qualité de l’air devrait donc s’améliorer d’un cran, pour atteindre un indice ATMO « dégradé » sur l’ensemble de l’île. Les PM10 resteront le polluant dominant dans cet épisode, caractéristique des arrivées de poussières désertiques sur la Caraïbe.
| Jour | Phénomène | Polluant principal | Indice ATMO prévu |
|---|---|---|---|
| Lundi 29/06 | Brume de sable marquée | PM10 | Mauvais |
| Mardi 30/06 | Brume de sable atténuée | PM10 | Dégradé |
Ce que cela implique concrètement
Un indice ATMO « mauvais » signifie que l’air est suffisamment chargé en particules pour susciter des gênes chez les personnes sensibles (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes souffrant d’asthme ou de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires), et, ponctuellement, chez d’autres publics en cas d’efforts soutenus en extérieur. La visibilité peut aussi être réduite, surtout en altitude ou sur les axes découverts.
Les bons réflexes en période de PM10
- Limiter les efforts intenses et les activités sportives prolongées en plein air pendant les périodes les plus poussiéreuses.
- Privilégier des déplacements et activités calmes lorsque l’air est le plus chargé.
- Surveiller l’état de santé des personnes sensibles et adapter les activités en conséquence.
- Se tenir informé via les bulletins de Madininair et les canaux d’information locaux.
Ces gestes relèvent des pratiques généralement recommandées lors d’épisodes de pollution aux particules. En cas de symptômes inhabituels (irritations, gêne respiratoire), il est conseillé de se rapprocher d’un professionnel de santé.
Suivre la situation heure par heure
Madininair indique maintenir la procédure d’information pour la journée de lundi au regard du risque de dépassement du seuil de 50 µg/m³ en moyenne journalière. Un point est attendu mardi, avec une tendance vers un indice « dégradé » si l’atténuation de la brume se confirme. Les habitants peuvent consulter les mises à jour et cartes de qualité de l’air sur les plateformes habituelles de l’organisme.
Un phénomène saisonnier, une vigilance de rigueur
Les intrusions de poussières sahariennes sont un phénomène saisonnier dans la région, susceptible de durer de quelques heures à plusieurs jours selon les flux atmosphériques. Même si l’épisode annoncé devrait perdre en intensité mardi, la vigilance reste de mise tant que les PM10 dominent la qualité de l’air.