Un centre unique du Val-de-Marne sous pression après la vague de chaleur
Le centre de soins, d’élevage et de réhabilitation de la faune sauvage (CSERFS) géré par l’association Faune Alfort à Mandres-les-Roses fait face à une situation exceptionnelle après la canicule qui a touché la France fin juin 2026. Structure de référence en Île-de-France, le site accueille cette année un nombre d’animaux en nette augmentation, mettant à rude épreuve ses équipes et ses installations.
Selon les responsables, le centre a enregistré plus de 6 000 prises en charge depuis le début de l’année, contre 4 900 à la même période l’an dernier. En début juillet, près de 1 500 individus étaient répartis dans les 50 volières et enclos du CSERFS, allant des renardeaux et martinets tombés du nid jusqu’à des rapaces et des cygnes.
« On a des équipes formidables. Ce n’est pas facile tous les jours évidemment, il y a des prises de bec, mais je suis tellement admirative du travail qui est accompli au quotidien. »
La directrice de Faune Alfort a salué l’engagement des salariés, des soigneurs et des bénévoles, mobilisés pour assurer la convalescence des animaux après leur première prise en charge à la clinique de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. Le CSERFS fonctionne comme un centre de remise en forme : il reçoit les animaux une fois les soins vétérinaires initiaux réalisés, pour vérifier leur rétablissement avant l’éventuel relâcher dans la nature.
Conséquences concrètes et besoins urgents
Cette hausse d’activité pose plusieurs défis opérationnels : saturation des enclos, besoins accrus en nourriture adaptée, nécessité de matériel supplémentaire et surcharge des équipes, souvent soutenues par des bénévoles. À court terme, la structure doit gérer l’intensification des rotations d’animaux et l’entretien des installations pour préserver le bien-être des pensionnaires.
- Nombre d’animaux pris en charge : plus de 6 000 en 2026
- Occupants présents début juillet : environ 1 500
- Capacité matérielle : près de 50 volières et enclos
Que faire en cas de découverte d’un animal en détresse ?
Les habitants du Val-de-Marne sont invités à contacter les services appropriés ou des associations spécialisées lorsqu’ils trouvent un animal sauvage blessé ou en détresse. Faune Alfort rappelle qu’il existe un parcours de soins : prise en charge initiale (souvent en clinique vétérinaire spécialisée), puis transfert vers le CSERFS pour convalescence. Chaque geste compte, mais il est important de favoriser la filière de prise en charge officielle pour ne pas aggraver la situation des animaux.
| Indicateur | 2025 | 2026 |
|---|---|---|
| Animaux pris en charge (à la même période) | 4 900 | plus de 6 000 |
| Animaux présents début juillet | — | ~1 500 |
| Nombre de volières/enclos | — | 50 |
Face à cette saisonnalité accentuée par des épisodes climatiques intenses, l’association lance un appel à la solidarité locale : dons, bénévolat et soutien institutionnel peuvent permettre d’améliorer la capacité de réponse du CSERFS. Pour le Val-de-Marne, la préservation de la faune urbaine et périurbaine est désormais aussi une question de résilience face au changement climatique.