Un dispositif ciblé pour prévenir plus tôt les violences chez les jeunes
Mis à jour le 1er juillet 2026, l'appel à projets du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) s'adresse aux collectivités du Cantal qui souhaitent renforcer les compétences psycho‑sociales de leurs agents en lien avec l’enfance et la jeunesse. Cette mesure s’inscrit dans la Stratégie nationale 2026‑2030 de prévention de la délinquance, avec un cap clair : agir en amont, au plus près des terrains éducatifs, périscolaires, sportifs et sociaux.
Un soutien financier encadré et lisible
Le financement peut couvrir jusqu’à 50 % du coût des formations. Deux plafonds cumulatifs sont précisés : un maximum par projet et un plafond journalier par personne formée. Les collectivités doivent bâtir des plans de formation réalistes, adossés à ces bornes et à un calendrier court.
| Paramètre | Plafond |
|---|---|
| Taux de cofinancement FIPD | Jusqu’à 50 % des coûts |
| Plafond par projet | 100 000 € |
| Plafond par personne et par jour | 200 € TTC |
Les actions doivent débuter en 2026 et s’achever dans un délai maximal de 12 mois à compter de la sélection nationale. Les porteurs de projets sont donc invités à prévoir des sessions étagées mais resserrées, compatibles avec les contraintes de service des agents.
Qui est éligible ? Quelles priorités d’intervention ?
L’appel est réservé exclusivement aux collectivités locales (communes, intercommunalités, autres établissements publics locaux). Les formations peuvent bénéficier aux agents en contact direct avec enfants et adolescents dans des contextes variés :
- accueils de loisirs et séjours de vacances : animateurs et directions ;
- structures type MJC et animation périscolaire, socio‑éducative et socioculturelle ;
- éducateurs spécialisés, éducateurs sportifs, médiateurs sociaux ;
- agents d’animation, y compris sans diplôme spécifique ;
- prévention spécialisée et aide sociale à l’enfance ;
- policiers municipaux lorsqu’ils interviennent auprès des jeunes.
Les projets peuvent associer des partenaires, notamment des associations intervenant auprès du même public, afin d’assurer une diffusion cohérente des compétences sur un territoire.
Dossier, pièces à fournir et dépôt dématérialisé
Le montage administratif est cadré : les candidatures doivent être déposées exclusivement en ligne. Les pièces attendues comprennent au minimum :
- le CERFA n°12156*06 intégralement renseigné ;
- un RIB de la collectivité porteuse ;
- un avis de situation SIRENE.
La préfecture précise que d’autres éléments (plan de formation, budget détaillé, calendrier, cibles de publics, modalités d’évaluation) peuvent être requis selon la nature du projet. Les modalités pratiques de transmission et l’accès aux formulaires sont à retrouver sur le site officiel des services de l’État dans le Cantal.
Quels contenus former ? Quel impact attendu dans le Cantal ?
Les compétences psycho‑sociales recouvrent, entre autres, la gestion des émotions, la communication, la coopération, l’empathie, la résolution de conflits et la prise de décision responsable. Pour les équipes cantonales travaillant en plaine comme en montagne, ces formations peuvent aider à prévenir les situations de tension, à soutenir la confiance des jeunes et à renforcer les liens entre familles, structures éducatives et collectivités. En ciblant les agents déjà au contact quotidien des enfants et adolescents, l’effet recherché est une montée en qualité durable des pratiques, homogène à l’échelle des territoires.
Calendrier resserré : anticiper pour ne pas perdre une année
Avec un démarrage obligatoire en 2026 et une clôture sous 12 mois après sélection, les communes et intercommunalités ont intérêt à caler rapidement leurs objectifs, à identifier les organismes de formation et à vérifier l’éligibilité des dépenses au regard des plafonds ci‑dessus. Un pilotage interne clair (chef de projet, suivi des inscriptions, collecte des justificatifs) sécurisera le cofinancement.
En pratique, il est recommandé d’établir un plan pluri‑mensuel de sessions pour lisser les absences de service, d’anticiper les périodes de vacances scolaires et de formaliser des critères d’impact (assiduité, acquis, retours d’expérience). L’adossement à des partenaires associatifs peut faciliter la diffusion des acquis vers les publics ciblés.
Où s’informer ?
Toutes les informations officielles, y compris le texte de l’appel, les modèles et le canal de dépôt dématérialisé, sont accessibles sur le portail des services de l’État dans le Cantal. Les collectivités intéressées peuvent s’y référer pour le calendrier précis, les questions techniques et l’accompagnement méthodologique.