Un déménagement contraint par l'économie
Le C’Chartres Métropole Basket (CCMB) ne fera plus du Colisée son écrin pour ses rencontres officielles. La décision, liée à une réduction de la subvention municipale et à la nécessité de jouer la carte de la rigueur financière, oblige le club à revenir à la salle Jean‑Cochet, de 1 200 places, alors que le Colisée compte 4 187 places.
Inauguré le 14 septembre 2024, le Colisée avait été présenté comme un atout pour la ville. Il avait notamment servi de cadre au concert d'inauguration de Michel Polnareff et avait accueilli le CCMB lors de son accession à la Pro B. Depuis, le club a connu des fortunes sportives et financières plus difficiles : relégation sur le terrain en Nationale 2, menace de rétrogradation administrative pour manque de garanties bancaires, puis repêchage en NM1 par la Fédération Française de BasketBall (FFBB) en appel.
Un plan en trois ans voulu par la direction sportive
La direction du club et ses partenaires envisagent désormais une stratégie pragmatique sur plusieurs années. Comme le relate la presse nationale, la trajectoire prévue est la suivante :
- Première saison : viser le maintien à tout prix en NM1, championnat rendu plus exigeant par la refonte des poules et l'augmentation des descentes ;
- Deuxième saison : stabiliser l'équipe dans la première moitié du classement ;
- Troisième saison : envisager, sous condition d'un partenariat privé consolidé, un retour vers l'étage supérieur.
"Une première saison sous le signe du maintien à tout prix... puis une seconde année pour stabiliser l’équipe... et, seulement à l’horizon de la troisième année, à condition de consolider durablement le partenariat privé, l’opportunité de regarder à nouveau vers le haut."
Cette orientation met en lumière la contrainte budgétaire : la location du Colisée est jugée trop coûteuse pour les finances actuelles du club si la subvention municipale est réduite. Le choix de Jean‑Cochet répond à une logique immédiate d'économie, tout en ayant des conséquences sportives et logistiques.
Conséquences locales et perspectives
Pour les habitants et les acteurs locaux, plusieurs effets sont à prévoir. Le retour à une salle plus petite limitera le nombre de spectateurs et pourrait réduire l'impact économique des soirs de match sur les commerces proches. Les partenaires et sponsors devront aussi adapter leurs visibilité et leurs opérations. Sur le plan sportif, l'atmosphère plus intime de Jean‑Cochet peut favoriser l'engagement des fidèles mais limite les capacités d'accueil pour des rencontres de plus grande envergure.
À moyen terme, tout dépendra de la capacité du CCMB à stabiliser ses comptes et à séduire des partenaires privés. Sans nouvel apport de ressources, le club privilégiera la gestion serrée et le maintien en NM1 plutôt que des ambitions financières incompatibles avec la réalité locale.
La municipalité, le club et les supporters devront désormais composer avec cette configuration, en espérant que la stratégie triennale permette un retour progressif à une situation plus confortable pour le basket chartrain.