Un été marqué par une chaleur extrême et une mobilisation renforcée
Entre le 1er juin et le 30 septembre 2026, le Service départemental d’incendie et de secours d’Eure-et-Loir (Sdis 28) a recensé 351 incendies qui ont détruit 1 637 hectares de végétation. Présenté le 23 octobre au Campus d’Eure-et-Loir, ce bilan situe la saison comme particulièrement tendue en raison d’une chaleur et d’une sécheresse historiques.
Au plan national, l’été 2026 a été décrit comme le deuxième plus chaud depuis 1900, avec 53 jours de vagues de chaleur, un déficit pluviométrique de 40 % et des sols secs à des niveaux records. Dans ce contexte, le nombre de départs de feux a été élevé dans le département, mais les autorités estiment que les conséquences ont été contenues grâce à une préparation et une réponse adaptées.
« Il apparaît relativement favorable au regard du contexte. »
Le colonel hors classe Bruno Hucher, directeur départemental du Sdis 28, a mis en avant la préparation du service, les choix tactiques et la coordination avec les agriculteurs pour limiter la propagation des incendies. Le lieutenant-colonel Michaël Achard a aussi souligné l’engagement des équipes de réponse opérationnelle.
Mesures prises et coopération avec le monde agricole
Le Sdis a déployé un ensemble de mesures : prévention renforcée, anticipation logistique, formation et adaptation des matériels. Durant la période des moissons, le centre opérationnel a maintenu la possibilité de solliciter des agriculteurs équipés de déchaumeuses pour intervenir sur les feux de récolte, renforçant ainsi les moyens engagés.
- Préparation quotidienne et surveillance accrue des zones à risque
- Coordination avec la Chambre d’agriculture et les exploitants locaux
- Renforcement des moyens matériels et formation des équipes
Sur le terrain, cette coopération a permis d'intervenir plus rapidement sur des départs de feu fréquents pendant la campagne agricole, limitant la propagation vers des surfaces plus vastes.
Enjeux et perspectives pour le département
Si le bilan est jugé « limité » au regard du risque anticipé, il pose la question de l’adaptation continue : méthodes d’intervention, renouvellement ou redéploiement de matériel, et préparation des collectivités et des agriculteurs. La répétition des étés chauds et secs invite également à repenser la prévention à l’échelle locale (gestion des bordures de champs, axes routiers, accès aux points d’eau).
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d'incendies (1/6-30/9/2026) | 351 |
| Surface brûlée | 1 637 ha |
| Jours de vagues de chaleur (France) | 53 |
| Déficit pluviométrique (national) | 40 % |
Pour les habitants et les responsables locaux, l'impératif reste la vigilance durant les périodes sèches et la poursuite des efforts de coordination. Le Sdis 28 appelle à maintenir les bonnes pratiques (non-allumage de feux, signalement rapide des départs, respect des consignes en période de risque) afin de réduire le nombre de départs et la surface affectée lors des prochaines saisons estivales.
Driss Hamadi, correspondant InfoRadar en Eure-et-Loir