La Réunion face à des cas importés liés à Madagascar
Santé Publique France a confirmé, vendredi 10 juillet, 5 nouveaux cas de Mpox diagnostiqués à La Réunion entre le 22 juin et le 5 juillet. Ces cas sont tous importés : les personnes concernées sont des hommes ayant séjourné à Madagascar. Depuis le début de l’année, le département recense 25 cas, dont 20 importés et 5 autochtones.
Sur le terrain, ces chiffres interrogent : la Grande Île connaît une recrudescence des contaminations, ce qui se répercute rapidement dans l’océan Indien via les liaisons et les flux de population. Les autorités sanitaires locales, alertées par ces nouvelles notifications, rappellent les mesures de prévention à l’attention des voyageurs et des professionnels de santé.
Symptômes, modes de transmission et précautions
La maladie — communément appelée variole du singe — est une infection virale qui se manifeste par une éruption cutanée ou des ulcérations des muqueuses, parfois précédées ou accompagnées d’un syndrome grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, ganglions).
Le virus se transmet par contact direct avec des lésions, par des objets contaminés et, selon les autorités, par voie sexuelle. Les services de santé insistent sur le fait que la transmission peut survenir même lorsque des préservatifs sont utilisés.
- Signalement : consultez un professionnel de santé en cas d’éruption ou de symptômes évocateurs après un séjour à Madagascar.
- Isolement : éviter tout contact rapproché avec d’autres personnes jusqu’à guérison complète des lésions.
- Relations sexuelles : s’abstenir de rapports sexuels pendant trois mois après la guérison, recommande la surveillance sanitaire locale.
- Vaccination : l’ARS recommande aux voyageurs prévoyant des relations sexuelles avec des résidents de Madagascar de se faire vacciner avant le départ.
Chiffres-clés
| Période | Cas |
|---|---|
| 22 juin – 5 juillet | 5 nouveaux cas importés |
| Depuis début 2026 | 25 cas total |
| Dont importés | 20 (originaires de Madagascar) |
| Autochtones | 5 |
Le mois précédent, six cas avaient déjà été confirmés à La Réunion. Cette succession de notifications conduit l’Agence Régionale de Santé à maintenir une communication active sur la prévention, notamment via ses réseaux sociaux et ses recommandations aux voyageurs.
Conséquences locales et consignes pratiques
Pour les Réunionnais et les visiteurs, l’impact se situe principalement sur trois plans : la vigilance lors des retours de voyage, la rapidité de consultation en cas de symptômes, et la protection des contacts. Les professionnels de santé sont invités à signaler rapidement les cas suspects à l’autorité sanitaire pour permettre un suivi épidémiologique et un isolement adapté.
En pratique, si vous avez séjourné à Madagascar et présentez une éruption cutanée ou des symptômes grippaux : évitez tout contact intime, consultez votre médecin ou un centre de santé, et suivez les recommandations de l’ARS concernant la durée d’abstinence sexuelle et la vaccination préventive si vous projetez un déplacement similaire.
La vigilance reste de mise à La Réunion : la mobilité entre les îles de l’océan Indien expose notre territoire à des importations de maladies émergentes, et la prévention individuelle demeure la première barrière contre la propagation.