Des appels pour éviter les drames liés à la chaleur
Quand la canicule frappe l’Alsace et que la préfecture place le département en vigilance, c’est sur le terrain que se joue la protection des plus fragiles. À Colmar, la municipalité relance sa batterie d’appels téléphoniques vers les personnes inscrites sur le registre communal des personnes isolées ou vulnérables. Une opération de proximité menée par des bénévoles et des élus, mise en lumière lors de l’alerte orange début juillet.
« Bonjour, je vous appelle de la part de la mairie de Colmar car nous sommes en alerte canicule, vous êtes au courant ? » : cette phrase, récitée en boucle par les volontaires, a pour but simple d’établir un contact rapide, évaluer l’état de santé et organiser une aide si besoin. Parmi eux, Marie-Christine Mazza a ainsi pris en charge une tournée de 17 noms ce week-end ; au total, 220 personnes figurent sur ce registre communal.
- 220 : personnes inscrites sur le registre des vulnérables à Colmar
- 17 : personnes contactées par une volontaire lors d’une tournée
- 12 : bénévoles mobilisés au sein de la réserve communale
La méthode est rodée : si le correspondant ne répond pas au téléphone, une visite à domicile est organisée. Cette vigilance a déjà permis d’éviter des drames pendant le dernier épisode de chaleur en juin. Nathalie Prunier, adjointe au maire chargée des solidarités, rappelle trois interventions concrètes : l’apport d’eau à un homme sans boisson, l’achat d’un ventilateur pour une dame en souffrance et l’hospitalisation d’un homme en état de déshydratation avancée.
« Pour la première fois cette année, nous avons gardé la même liste depuis mai. Cette régularité permet d’avoir une réponse rapide, car les personnes connaissent notre numéro de téléphone. »
Cette continuité du contact, explique l’une des bénévoles, facilite l’efficacité : les habitants reconnaissent désormais l’appel et ne le confondent pas avec du démarchage. Le dispositif s’appuie aussi sur le CCAS : Marie‑France Bossart, qui tient la permanence le week‑end, coordonne les interventions et mobilise les moyens locaux selon l’urgence.
Le plan d’alerte et d’urgence (PAU), déclenché par la préfecture en cas d’épisodes caniculaires, structure la réponse à l’échelle territoriale : il coordonne services de l’État, secours et communes. À Colmar, l’effort municipal se traduit par une logique de proximité — appels, visites, interventions matérielles — qui confirme le lien social comme un outil de prévention sanitaire.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Personnes inscrites | 220 |
| Bénévoles mobilisés | 12 |
| Noms contactés lors d’une tournée | 17 |
En période de fortes chaleurs, ce maillage humain complet — élus, bénévoles, personnel du CCAS — reste un filet de protection indispensable pour les Colmariens les plus vulnérables. La municipalité demande à chacun de rester attentif aux voisins, d’appeler les services d’urgence si une personne est en danger et de signaler au CCAS tout cas préoccupant.