Un concert de midi au Koïfhus, entre finesse et découvertes
Le 7 juillet, dans la belle salle du Koïfhus, le concert de mi‑journée du Festival a donné rendez‑vous aux amateurs de voix et de mélodie. En partenariat avec le C.N.S.M.D. de Paris et la Fondation Renaud Capuçon, ce moment était confié à un duo de jeunes artistes déjà remarqués : la mezzo‑soprano Léontine Maridat‑Zimmerlin et le pianiste Louis Dechambre.
Le programme proposé a alterné pages connues et pièces moins fréquentes, offrant au public colmarien un panorama cohérent des arts du lied et de la mélodie. L’assemblage présenta une riche palette d’ambiances, du romantisme germanique aux couleurs plus contemporaines ou sud‑américaines.
- Solistes : Léontine Maridat‑Zimmerlin (mezzo‑soprano), Louis Dechambre (piano)
- Lieu : Koïfhus, Colmar
- Partenaires : C.N.S.M.D. de Paris, Fondation Renaud Capuçon
- Date et horaire : 7 juillet, 12h30
La prestation de Léontine Maridat‑Zimmerlin, récemment distinguée comme Révélation lyrique des Victoires de la Musique 2026, s’est montrée nuancée : la voix, d’un timbre généreux, a su se moduler pour servir le texte et la ligne mélodique, de Clara Schumann à Gabriel Fauré. À ses côtés, Louis Dechambre, son condisciple au CNSMD, a proposé un jeu d’accompagnement sensible, à la fois précis et attentif à la respiration de la chanteuse.
| Compositeur | Oeuvre / éléments joués |
|---|---|
| Gabriel Fauré | Paradis (La Chanson d'Eve, op.95 n°1) ; Trois mélodies, op.18 – Neil, Le voyageur, Automne ; Après un rêve (op.7 n°1) (bis) |
| Clara Schumann | Sechs Lieder, op.13 (n°1 à 4) |
| Piotr I. Tchaïkovski | De nouveau seul (Six romances, op.73 n°6) ; Six romances, op.38 (n°2, 3 et 6) |
| Alberto Ginastera | Dos Canciones, op.3 |
| Felix Mendelssohn | Frühlingslied, Romance sans paroles, op.62 n°6 |
| Georges Enesco | Trois mélodies, op.4 |
| Pauline Viardot (bis) | Madrid (Musset), 1884 |
“Le récital permettait au public de retrouver des pages connues, mais aussi de découvrir des œuvres d’un réel intérêt.”
Le choix des pièces – mêlant Fauré, Schumann et Tchaïkovski à Ginastera ou Enesco – a permis de varier les couleurs : l’intimité du lied germanique voisine avec des climats plus dramatiques ou rythmiques. Le public, venu nombreux à l’heure du déjeuner, a apprécié cette promenade musicale faite de respiration et de contrastes.
Au‑delà de la performance, c’est la confirmation d’une dynamique qui profite au Festival de Colmar : en faisant la part belle aux jeunes talents issus des conservatoires, la programmation renforce le lien entre formation et scène régionale. Pour Colmar, ces rendez‑vous constituent autant d’occasions de découvrir la relève et d’ancrer la cité alsacienne dans un réseau artistique exigeant.
La formule du concert de midi, fidèle à la tradition du Koïfhus, demeure un temps privilégié pour tomber sur de belles surprises musicales, comme ce fut le cas ce 7 juillet.