Une délégation alsacienne à Matignon pour avancer sur la question institutionnelle
Mardi 7 juillet, une quinzaine d’élus alsaciens se sont entretenus avec le Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire le point sur la proposition de loi qui prévoit la sortie de la Collectivité européenne d’Alsace du périmètre du Grand Est. La réunion, d’une portée essentiellement parlementaire, visait à définir des pistes de travail concrètes qui permettraient d’inscrire ce dossier dans le calendrier législatif.
Les parlementaires présents — députés et sénateurs issus du Haut‑Rhin et du Bas‑Rhin — ont exposé leurs arguments et remis des contributions formalisées pour nourrir les échanges. L’objectif affiché est d’ouvrir une voie procédurale claire afin d’avancer sur une modification territoriale qui divise toujours l’opinion publique et les acteurs locaux.
- Objet : examen de la proposition de loi sur la sortie de l’Alsace du Grand Est ;
- Date : mardi 7 juillet 2026 ;
- Interlocuteur gouvernemental : le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Du côté des parlementaires, la délégation rassemblait des élus de sensibilités diverses mais réunis autour de la même demande institutionnelle. Ils ont présenté au chef du gouvernement la contribution remise par la Collectivité européenne d’Alsace, document destiné à préciser les conséquences juridiques et pratiques d’un tel retrait au regard des compétences et des services.
| Type | Élus présents (exemples) |
|---|---|
| Députés | Brigitte Klinkert, Olivier Becht, Bruno Fuchs, Raphaël Schellenberger, Hubert Ott, entre autres |
| Sénateurs | Sabine Drexler, Claude Kern, Christian Klinger, Patricia Schillinger, Marc Séné, etc. |
Au terme de cet échange, le message transmis reste celui d’une volonté de dialogue : le Premier ministre s’est montré à l’écoute, selon les participants, tout en rappelant la nécessité d’un travail législatif structuré pour ne pas laisser place à des improvisations juridiques. Les parlementaires attendent désormais des arbitrages et des étapes procédurales qui permettront, si la majorité parlementaire s’y reconnaît, d’inscrire la question à l’ordre du jour des assemblées.
Sur le terrain, la question n’est pas seulement institutionnelle : elle touche aux services publics, à la gestion des fonds européens, et à l’identité locale. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la demande alsacienne trouvera une traduction législative ou restera au stade des revendications politiques.
Pour les habitants et les acteurs locaux, il faudra suivre de près :
- les suites parlementaires (députés/sénateurs) ;
- les étapes d’arbitrage gouvernemental ;
- les consultations ou contributions supplémentaires demandées par Matignon.
Le dossier reste sensible et technique ; il réclame des réponses précises sur le transfert éventuel de compétences et sur l’organisation pratique d’une éventuelle sortie du Grand Est. La rencontre du 7 juillet constitue toutefois une étape clé : elle marque l’entrée du dossier dans une séquence où procédures et calendrier détermineront l’avenir institutionnel de la région.