À la suite de plusieurs mois d’investigations, les enquêteurs du service de police judiciaire de Dax, épaulés par l’Unité d’Investigation Nationale de la Direction Nationale de la Police judiciaire, ont mis fin le 30 juin 2026 à un trafic de stupéfiants centré sur la cocaïne. Le réseau opérait depuis différents secteurs de la cité thermale et de Saint-Paul-lès-Dax, avec une organisation rodée et discrète.
Enquête et mode opératoire
L’affaire a avancé grâce à des surveillances physiques répétées, qui ont permis d’identifier les protagonistes et de documenter leurs allées et venues. Les officiers ont établi que les commandes transitaient par Snapchat, tandis que les livraisons fonctionnaient sur le modèle d’un service à domicile. Selon les éléments recueillis, cette logistique aurait permis de générer jusqu’à 25 000 € de revenus mensuels.
Les flux d’argent étaient ensuite masqués par un blanchiment mêlant retraits d’espèces en grande quantité et virements vers un compte en Espagne. Une chaîne complète, de la prise de commande au recyclage des bénéfices, avait ainsi été mise au jour.
Interpellations et saisies
L’opération judiciaire, menée avec des renforts venus des départements voisins, a conduit à l’interpellation de six personnes, toutes placées en garde à vue. Les perquisitions ont permis de découvrir du matériel et des produits en lien direct avec le dossier.
- Armes et outils logistiques : un pistolet de défense, plusieurs téléphones, des cartes bancaires.
- Stupéfiants : diverses quantités de cocaïne, cannabis, kétamine et des comprimés d’ecstasy conditionnés en sachets.
| Élément | Constat |
|---|---|
| Personnes interpellées | 6 |
| Mis en détention provisoire | 4 |
| Revenus mensuels estimés | Jusqu’à 25 000 € |
| Canal de commande | Application Snapchat |
| Circuits financiers | Retraits d’espèces et virements vers l’Espagne |
Suites judiciaires à Dax
À l’issue des gardes à vue, quatre suspects ont été déférés devant le procureur de la République de Dax, puis placés en détention provisoire. Ils ont comparu le 7 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire. Un délai a été accordé pour préparer la défense : leur comparution ultérieure est annoncée pour septembre 2026, avec maintien en détention d’ici là.
Un signal fort pour le bassin dacquois
Au-delà des chiffres, ce démantèlement envoie un message clair aux quartiers concernés : la pression policière s’organise dans la durée, en coopération avec les services nationaux. Dans un territoire où saison thermale et saison touristique se croisent, la sécurisation des espaces publics reste un enjeu majeur pour les riverains comme pour les acteurs économiques.
Pratique et vigilance
Les autorités rappellent quelques réflexes utiles :
- Signaler tout va-et-vient suspect et transactions discrètes dans les parties communes.
- Protéger ses données et comptes : des plateformes sociales peuvent servir de vecteur à des trafics.
- Contacter sans délai la police ou le 17 en cas de situation à risque.
Cette affaire, partie des rues de Dax et de Saint-Paul-lès-Dax, illustre la montée en puissance des trafics ultra-connectés et la réponse méthodique des enquêteurs. Les suites judiciaires attendues en septembre préciseront les responsabilités de chacun.