Un cas confirmé à Sète, transmission locale par le moustique tigre
L'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie a confirmé mardi 21 juillet la survenue d'un cas autochtone de dengue à Sète : la personne infectée n'avait pas voyagé récemment en zone tropicale. Il s'agit du deuxième cas détecté en France cette saison chez une personne n'ayant pas voyagé, après un premier signalement dans le Tarn.
La dengue est transmise par la piqûre d'un moustique tigre femelle (Aedes albopictus) qui a lui-même été infecté en piquant une personne malade. Face à ce nouveau foyer local, les autorités sanitaires ont déclenché des mesures de terrain visant à limiter toute chaîne de transmission.
Mesures sur le terrain : enquêtes, démoustication et surveillance
L'ARS indique que des opérations sont en cours autour des lieux de résidence et de passage de la personne concernée. Objectif : identifier les points de reproduction du moustique et réduire les populations adultes et larvaires.
« des enquêtes entomologiques sont menées pour identifier les lieux de reproduction du moustique tigre et des opérations de démoustication ciblées pour éliminer les larves et les moustiques sur les lieux de résidence et de passage de la personne malade »
Les interventions se déroulent après information préalable des riverains. Parallèlement, l'ARS et Santé publique France cherchent à déterminer si d'autres personnes du voisinage ont été contaminées et à retrouver le cas importé à l'origine de la transmission.
Contexte régional et chiffres
Depuis le 1er mai et jusqu'au 16 juillet, l'ARS Occitanie a recensé plusieurs arboviroses importées sur la région, témoignant d'une circulation virale accrue liée aux voyages et au retour de vacances :
- 22 cas importés de dengue
- 9 cas importés de chikungunya
- 2 cas importés de Zika
Ces chiffres justifient la vigilance : un moustique local infecté par un visiteur porteur du virus peut déclencher des transmissions autochtones, comme observé à Sète et dans le Tarn.
Conseils pratiques pour les Sétois et visiteurs
Pour limiter la prolifération du moustique tigre et réduire le risque de piqûres, l'ARS rappelle des gestes simples et efficaces :
- Supprimer les eaux stagnantes autour des habitations (coupelles, jardinières, bidons).
- Protéger fenêtres et balcons par des moustiquaires et utiliser des répulsifs cutanés homologués.
- Porter des vêtements couvrants lors des heures d'activité des moustiques (matin et fin d'après-midi).
- Signaler toute suspicion de cas à son médecin et suivre les consignes des autorités sanitaires.
Les opérations de démoustication et les enquêtes entomologiques visent à circonscrire la menace rapidement. Les riverains concernés seront prévenus avant toute intervention. En cas de symptômes évocateurs (fièvre, douleurs articulaires, maux de tête), il est recommandé de consulter un professionnel de santé en signalant tout séjour récent à l'étranger ou contact possible avec des cas.
La vigilance collective reste la meilleure arme contre la diffusion de ces arboviroses en zone urbaine et littorale où le moustique tigre est implanté.