Une trouvaille inattendue a donné naissance à un petit livre local : les trois cahiers intimes de Martine Faustin, rédigés au milieu des années 1970, viennent d’être publiés par la compagnie Ouïe / Dire. Ces pages, restées durant des décennies dans la cave d’un appartement périoeur à Périgueux, ont refait surface lorsque le nouveau propriétaire a contacté leur autrice via les réseaux sociaux et lui a rendu ses écrits.
Du grenier à l'édition
Les carnets, rédigés entre 1974 et 1976, racontent une adolescence vécue entre Thiviers et Périgueux. L'auteure, aujourd’hui jeune retraitée installée à Coulounieix‑Chamiers et très impliquée dans la vie locale, confesse avoir oublié ces textes. « Je les ai mis plus d’un an à les lire », explique‑t‑elle, reconnaissant que certains souvenirs l’ont d’abord gênée.
Ce qui n’était pas prévu est devenu projet : après la lecture, Martine a confié ses cahiers à la poétesse Marion Renauld, alors en résidence avec Ouïe / Dire dans le quartier prioritaire de Coulounieix‑Chamiers. Enthousiasmée par la force du témoignage, Marion a préfacé le volume et convaincu le directeur de la compagnie, Marc Pichelin, d’en assurer la publication.
« Je me souviens avoir lu d’un seul souffle ses trois cahiers. C’était sincère, sans fioriture et bien tourné. »
Un récit de vie débarrassé des noms
Pour protéger les personnes citées, Martine a décidé de supprimer les noms de famille, tout en conservant les prénoms. Elle signe la postface et confie qu’elle a été « émue et remuée » par l’idée que ce témoignage puisse toucher d’autres lecteurs. Le livre navigue entre confidences intimes et observations sociales, loin des clichés, selon la poétesse.
- Origine : cahiers rédigés entre 1974 et 1976
- Lieu de découverte : cave d’un appartement à Périgueux
- Publication : par la compagnie Ouïe / Dire, accompagnée d’une préface de Marion Renauld
Un regard sur le pensionnat et l’enfance
Dans son témoignage, Martine revient sur le souvenir du pensionnat et n’en livre pas l’image attendue : loin d’une complainte systématique, elle nuance et rappelle des moments de vie positifs — vacances, activités — tout en évoquant des souvenirs difficiles liés à l’adolescence et aux premières amours.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Période d'écriture | 1974–1976 |
| Découverte | Périgueux, cave d’un appartement |
| Publication | Compagnie Ouïe / Dire (préface : Marion Renauld) |
Au‑delà de la simple parution, cette histoire souligne aussi le rôle des résidences artistiques dans la revitalisation des récits locaux. Les habitants du quartier de Coulounieix‑Chamiers, où Martine s’est fortement engagée, verront dans cette publication un écho de leur mémoire collective. Le livre devrait, selon les acteurs du projet, être accueilli favorablement par les lecteurs sensibles aux témoignages de vie et à la petite histoire locale.
La parution des cahiers offre enfin un rappel : des textes oubliés peuvent reprendre vie et ouvrir des conversations sur le passé, la transmission et les liens tissés entre auteurs, artistes et collectivités en Dordogne.