Une sanction administrative pour lutter contre l'inattention au volant
À compter du 1er novembre 2026, les automobilistes de la Dordogne qui seront repris pour un usage du téléphone au volant s'exposeront à une suspension administrative du permis de conduire d'une durée d'un mois. La décision a été annoncée par la préfète lors d'une opération conjointe de contrôle organisée avec la gendarmerie et la police nationale.
La mesure vise à répondre à une tendance qui inquiète les autorités locales : une progression des accidents corporels et des personnes blessées sur les routes du département, ainsi qu'un nombre élevé d'infractions relevées pour l'usage du téléphone en conduisant.
Des chiffres qui motivent la décision
| Indicateur | Valeur (au 30 sept. 2026) |
|---|---|
| Accidents corporels | 163 |
| Personnes blessées | 244 |
| Infractions pour téléphone au volant (1er janv.–30 sept.) | 1 893 |
Ces chiffres se comparent à la même période en 2025 : 153 accidents et 203 blessés, ce qui représente une augmentation respectivement de 6,5 % et 20,2 % pour les blessés. Les infractions pour téléphone au volant ont également augmenté d'environ 5 % (1 804 en 2025).
Pourquoi cette mesure ?
Les autorités rappellent que l'usage du téléphone multiplie le risque d'accident. Les études citées lors des contrôles indiquent que lire un message en conduisant augmente fortement la probabilité d'un collision, la distraction durant plusieurs secondes étant particulièrement dangereuse sur routes parfois étroites et sinueuses comme celles de la Dordogne.
- Objectif : dissuader les comportements à risque et réduire le nombre d'accidents corporels.
- Modalité : suspension administrative du permis d'un mois en cas de récidive pour usage du téléphone au volant.
- Acteurs : préfète de la Dordogne, gendarmerie et police nationale mobilisées pour les contrôles.
Conséquences pratiques pour les automobilistes
Concrètement, un conducteur contrôlé pour la deuxième fois pour usage du téléphone en conduisant pourra voir son permis retiré administrativement pour trente jours. Cette sanction s'ajoute aux amendes et retraits de points déjà prévus par le code de la route.
La préfecture appelle à la vigilance : les routes du département, très fréquentées par les véhicules locaux et touristiques, exigent une attention constante. Les contrôles seront renforcés et les campagnes de prévention poursuivies dans les mois à venir.