Un projet technique qui bouscule le paysage et l'émotion locale
À quelques mètres de la rive qui porte le château des Milandes, un projet d'antenne-relais 5G sur les coteaux en face du monument a réveillé l'indignation d'habitants et d'acteurs du tourisme local. L'implantation, proposée par la municipalité et l'opérateur d'infrastructures télécoms, se heurterait selon les opposants à la proximité du site historique et à l'absence de consultation préalable.
La principale inquiétude porte sur l'emplacement retenu : la future structure se situerait sur la rive opposée de la Dordogne, à environ cent mètres du château, selon les informations communiquées. Le caractère visible d'une antenne dans ce paysage inscrit au cœur du Périgord noir alimente la colère d'un collectif d'habitants qui juge la démarche « subie » plutôt que concertée.
Une pétition qui rassemble
La contestation s'est organisée rapidement : une pétition lancée fin août a récolté, au 8 septembre, près de 6 000 signatures. Sur les réseaux sociaux, la propriétaire du château, Angélique de Labarre, a relayé l'initiative citoyenne, contribuant à amplifier la mobilisation au-delà du village.
- Petition : ~6 000 signatures (au 8 septembre)
- Distance annoncée : environ 100 m du château
- Acteurs : mairie de Saint-Vincent-de-Cosse, opérateur télécoms, collectif d'habitants
Contexte régional : des implantations déjà contestées
Le Périgord noir et la vallée de la Dordogne ont vu plusieurs antennes s'implanter ces dernières années, phénomène parfois perçu comme intrusif par les riverains et les gestionnaires de sites patrimoniaux. Parmi les localités concernées figurent Siorac-en-Périgord, Sainte-Mondane, Vézac, ainsi que des emplacements proches de châteaux, avec des installations recensées en 2025.
| Localité | Remarque |
|---|---|
| Siorac-en-Périgord | Implantation récente |
| Sainte-Mondane | Site proche d'un monument |
| Vézac | Installation régionale |
| Châteaux de la Dordogne | Implantations en 2025 |
Vers une solution alternative ?
Face à la mobilisation, la mairie et l'opérateur explorent désormais d'autres emplacements sur les coteaux afin d'éviter une installation si proche du château. Reste à définir un processus de concertation transparent : les habitants réclament davantage d'information sur les études techniques, l'impact visuel et les garanties autour des prescriptions paysagères ou sanitaires.
Sur le terrain, la question dépasse le simple débat sur la couverture mobile : elle touche à la protection d'un paysage touristique, à la qualité du dialogue local et à la manière dont sont conduits les projets d'infrastructure dans des zones à forte valeur patrimoniale. Les prochaines semaines devraient être décisives, entre propositions alternatives et tentatives d'apaisement.
Informations pratiques : pour suivre l'évolution du dossier, les habitants peuvent se rapprocher de la mairie de Saint-Vincent-de-Cosse ou consulter les publications locales et la pétition en ligne relayée par les opposants.