Trois mis en cause présentés au parquet après des jets de projectiles lors de la manifestation
À l’issue de la mobilisation du 17 octobre à Périgueux, qui a réuni jusqu’à 2 000 personnes contre la vie chère, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de trois jeunes suspectés d’avoir pris à partie des policiers et un gendarme. Les trois personnes, dont un majeur et deux mineurs, ont été déférées devant le procureur de la République ce lundi 19 octobre en début d’après-midi.
Selon les éléments rassemblés lors des premières constatations, des jets de pierres et d’éclats de projectiles ont visé les services de police présents pour encadrer la manifestation, notamment au niveau du giratoire Yves-Guéna où la dispersion a été tentée. Quatre agents ont été blessés : trois policiers et un gendarme, touchés au tibia ou au pied par des projectiles ou des éclats.
« Les collègues n’ont pas été épargnés », confirme Bruno Zarandona, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP police - Force ouvrière.
Dans le contexte de confusion, renforcée par l’emploi de gaz lacrymogènes pour tenter de rétablir le calme, les équipes d’intervention ont cependant réussi à interpeller trois individus. Il s’agit d’un homme de 18 ans, inconnu des services, d’un adolescent de 17 ans et d’un mineur de moins de 16 ans. Le majeur doit être jugé en comparution immédiate, selon le parquet. Le sort judiciaire des deux mineurs dépendra des procédures mineures applicables et des suites décidées par le ministère public.
- Contexte : manifestation pacifique ayant rassemblé jusqu’à 2 000 personnes.
- Violences : jets de pierres, tirs de mortiers d’artifice, éclats ayant blessé des policiers et un gendarme.
- Suite judiciaire : trois interpellations, déferrement au parquet de Périgueux.
| Personnes interpellées | Âge | Statut |
|---|---|---|
| Individu 1 | 18 ans | Déféré, comparution immédiate prévue |
| Individu 2 | 17 ans | Mineur, déféré |
| Individu 3 | <16 ans | Mineur, déféré |
Sur le plan local, ces incidents interviennent alors que plusieurs communes de la Dordogne appellent également à des rassemblements devant les mairies en réaction aux violences survenues ailleurs. Les syndicats de police ont dénoncé l’intensité des attaques subies lors de l’opération de maintien de l’ordre, tandis que les autorités judiciaires poursuivent l’examen des responsabilités individuelles.
Pour les périgourdins, cet épisode pose la question du dispositif de sécurité et de la coexistence entre manifestations pacifiques et débordements. Les suites judiciaires des interpellations, et notamment l’audience en comparution immédiate annoncée pour le majeur, permettront d’apporter des éléments supplémentaires sur les rôles et les responsabilités dans ces heurts.
Pratique : les audiences liées aux faits seront tenues au tribunal judiciaire de Périgueux. Toute personne témoin d’un acte peut contacter la brigade locale pour transmettre des éléments.