Une rentrée cynégétique axée sur la sécurité et la biodiversité
À quelques jours de l'ouverture officielle, la fédération de chasse de la Dordogne a réuni la presse pour évoquer la saison 2026‑2027 et faire le point sur les actions déjà menées. À la tête de l'instance départementale, Jean‑Paul Dubos, qui orchestre sa première saison comme président, a insisté sur deux priorités : la sécurité des pratiquants et la contribution des chasseurs à la gestion des milieux et à la conservation de la biodiversité.
Parmi les évolutions réglementaires qui marquent la période à venir figure la possibilité de chasser le sanglier jusqu'au 31 mai afin de protéger les semis. Cette mesure, présentée comme un outil préventif contre les dégâts agricoles, s'accompagne d'appels à la vigilance et au respect des consignes de sécurité pour limiter les accidents.
Des mares pour limiter les dégâts et soutenir la faune
La fédération entend aussi renforcer son rôle environnemental. Un vaste programme de restauration et d'étude des points d'eau est engagé en partenariat avec l'Agence de l'eau Adour‑Garonne : jusqu'en 2028, une quinzaine de mares doivent être identifiées, puis aménagées et suivies pour mesurer l'impact des travaux sur les populations sauvages.
« Nous sommes accompagnés par des bureaux d’études »
Le constat est pratique : la canicule estivale a contraint des animaux à se rapprocher des exploitations agricoles à la recherche d'eau et d'ombre, provoquant parfois des dégâts. Les élus de la fédération estiment que la remise en état de points d'eau permettrait de réduire ces « déplacements » et donc les conflits entre chasse, agriculture et biodiversité.
- Objectif mares : inventaire d'une quinzaine de points d'eau d'ici 2028
- Protection des semis : chasse du sanglier prolongée jusqu’au 31 mai
- Sécurité : priorité affichée pour la saison 2026‑2027
Deux sites en observation : Grolhier et le Bûcher
La fédération gère plusieurs espaces naturels ; deux d'entre eux feront l'objet d'études et d'élaborations de plans de gestion cette saison : l'étang du Grolhier, acquis en 2023, et le domaine du Bûcher, entré dans le patrimoine fédéral en 2025. Pour chacun, il s'agit d'évaluer les enjeux économiques et écologiques avant d'engager des aménagements, en s'appuyant sur des bureaux d'études spécialisés.
| Site | Année d'acquisition | Action prévue |
|---|---|---|
| Étang du Grolhier | 2023 | Diagnostic et plan de gestion |
| Domaine du Bûcher | 2025 | Identification des enjeux puis plan de gestion |
La fédération souhaite ainsi concilier la pratique de la chasse, la sécurité des usagers et la préservation des habitats. Les mesures annoncées répondent à des problèmes concrets rencontrés sur le terrain — dégâts aux cultures, déplacements du gibier en période de sécheresse — et impliquent une coopération avec les propriétaires, les collectivités et les spécialistes environnementaux.
Pour les chasseurs comme pour les riverains et les agriculteurs, la saison qui démarre le 13 septembre s'annonce donc sous le signe d'une approche davantage technique et concertée, où la gestion adaptative des milieux et la prévention des conflits devront être mises en œuvre de façon visible et mesurable.