Une image qui choque lors de la fête votive
Lors de la fête votive de Gallician (commune de Vauvert), le 24 juillet, la présence de plusieurs hommes vêtus de tee-shirts orange marqués d’un slogan jugé sexiste a provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux et au-delà. La photo, largement diffusée, a poussé des associations à alerter les autorités et a abouti, le 28 juillet, à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Nîmes.
Sur le vêtement figurait l’inscription suivante :
« Une femme, c’est un peu comme une prise jack : si tu l’enfonces correctement, t’as le son qui va avec »
Face à la diffusion du cliché, le collectif Printemps de l’Éducation contre les discriminations et le racisme a dénoncé des propos sexistes et rappelé, dans sa publication, les chiffres relatifs aux violences faites aux femmes. Le message a été qualifié d’inacceptable, notamment en raison de la présence d’enfants et de familles lors de la manifestation.
Réactions locales et suites judiciaires
La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour injures publiques en raison du sexe, infraction prévue par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. L’enquête vise à identifier les personnes présentes et à préciser les circonstances de la diffusion des tee-shirts.
Le maire de Vauvert, Nicolas Maizonnet (RN), a déclaré ne pas cautionner ces propos mais estime qu’il s’agit plutôt d’« une blague potache, lourdingue, à prendre au second degré ». Il a aussi dénoncé selon lui une tentative d’instrumentalisation visant la jeunesse rurale et assure que les jeunes photographiés seraient originaires du Cailar, et non de Vauvert.
Sanctions envisagées et enjeux locaux
- La qualification retenue expose les auteurs à des poursuites pénales.
- L’affaire relance le débat sur la place des propos sexistes dans l’espace public, spécialement durant des fêtes familiales.
- Elle met aussi en lumière la responsabilité des organisateurs et des élus locaux face à la tenue d’événements publics.
| Infraction | Peine maximale |
|---|---|
| Injures publiques en raison du sexe | 1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende |
L’enquête en cours devra déterminer si les propos relèvent d’une simple provocation potache ou d’une injure publique susceptible de poursuites. Pour les associations qui ont signalé la photo, l’enjeu est de taille : prévenir la banalisation de propos discriminants et protéger les mineurs présents lors de ce type de manifestation.
Les services de gendarmerie et le parquet de Nîmes sont saisis. Aucune mise en examen n’a encore été rendue publique au moment de la publication.
Points pratiques : toute personne disposant d’informations ou d’images supplémentaires susceptibles d’éclairer l’enquête est invitée à se rapprocher de la gendarmerie locale.