Ravitaillement par camion-citerne et restrictions : une situation inédite
Depuis le 2 juillet, les habitants de Quincy-le-Vicomte et Quincerot, en Côte-d’Or, vivent une rupture partielle de leur approvisionnement en eau potable. La source des Prales, unique ressource locale, ne fournit plus que 25 m3 par jour alors que les besoins atteignent près de 40 m3. Pour éviter la coupure, le Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable (SIAEP) a mis en place un ravitaillement depuis la commune voisine de Saint-Rémy par camion-citerne, avec plusieurs rotations deux fois par semaine.
Les habitants ont reçu des consignes pour limiter leur consommation d’eau, tandis que les élus tentent de canaliser inquiétude et dépenses autour d’une situation qui survient plus tôt que lors des épisodes précédents de 2023 et 2025.
« On ne sait pas quand et comment cette situation hors norme va se terminer », confie le maire de Quincy-le-Vicomte, Alain Bécard.
Un secours coûteux et temporaire
La solution de secours mobilisée représente un coût significatif pour les petites communes concernées. Après plus de 8 000 € l’an dernier, la facture liée au ravitaillement pourrait atteindre entre 15 000 et 16 000 € cette année. Les élus insistent : ces sommes pèsent lourd sur des budgets locaux déjà contraints.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Foyers concernés | ≈ 150 |
| Besoins quotidiens | ~ 40 m3/jour |
| Production actuelle de la source | 25 m3/jour |
| Coût dépannage (2025) | > 8 000 € |
| Estimation coût 2026 | 15 000–16 000 € |
Vers des solutions durables ?
Au-delà de l’urgence, les deux communes travaillent sur des pistes de long terme. Une étude doit être lancée à la fin de l’été pour recenser de nouvelles ressources et étudier des interconnexions avec des réseaux voisins. Les premiers chiffrages évoquent des travaux pouvant dépasser plusieurs millions d’euros si l’on veut garantir un approvisionnement pérenne et conforme aux normes de qualité.
- Organisation pratique : ravitaillement par camion-citerne deux fois par semaine depuis Saint-Rémy.
- Consignes aux habitants : réduire usages non essentiels de l’eau (arrosage, lavage de véhicules, remplissage de piscines).
- Calendrier : lancement d’une étude à la fin de l’été pour évaluer solutions durables.
Un symptôme local d'un problème plus large
Cette situation, qui touche un petit nombre de communes, illustre néanmoins les difficultés engendrées par des épisodes de sécheresse plus fréquents et parfois précoces. Pour les riverains, l’inquiétude porte autant sur la durée de la contrainte que sur le poids financier des mesures d’urgence. Les décisions à venir — études, projets d’interconnexion et éventuels travaux d’envergure — détermineront si Quincy-le-Vicomte et Quincerot parviendront à sortir d’une dépendance vulnérable à la disponibilité d’une seule source.