Un morceau d’histoire industrielle réinjecté au cœur de la ville
Treize ans après l’arrêt de sa production, l’ancienne usine Terrot a été officiellement inaugurée le 10 juillet 2026, transformée en nouveau quartier situé sur le boulevard Voltaire. Le chantier a porté sur une friche de 2,5 hectares et vise à conjuger logement, mémoire et végétalisation, selon les acteurs du projet.
Portée par Nexity et ADIM Centre-Est, en partenariat avec Dijon métropole et la Ville de Dijon, l’opération prévoit près de 1 000 logements, plusieurs résidences spécialisées et un établissement pour personnes âgées. Les promoteurs et la collectivité insistent sur la volonté de densifier la ville sans empiéter sur les terres agricoles ou naturelles.
La façade conservée comme point d’ancrage
Le trait le plus visible du parti pris patrimonial est la restauration et la conservation de la façade monumentale de l’usine, visible depuis le boulevard Voltaire. L’inscription « Terrot » demeure et la façade a été réemployée comme l’une des entrées du nouvel ensemble — un signe fort pour la mémoire ouvrière de Dijon et pour les générations qui ont travaillé sur le site.
Cette façade ne constitue plus seulement un vestige.
La conservation de cet élément, soutenue par les élus locaux, traduit la volonté de ne pas effacer l’histoire du lieu tout en lui donnant une nouvelle fonction urbaine.
- Surface de la friche réaménagée : 2,5 hectares
- Nombre de logements prévus : près de 1 000
- Acteurs principaux : Nexity, ADIM Centre-Est, Dijon métropole, Ville de Dijon
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Surface | 2,5 hectares |
| Logements | près de 1 000 |
Conséquences pour le quartier et la ville
La transformation de la friche Terrot est destinée à répondre à plusieurs enjeux locaux : création de logements en secteur urbain, offre pour personnes âgées, et renforcement de la mixité sociale. Le parti de maintenir la façade permet aussi de préserver un repère identitaire qui, pour beaucoup de Dijonnais, reste associé aux bicyclettes et motos produites pendant plus d’un siècle.
Ce projet marque par ailleurs un choix de ville : privilégier la reconquête de foncier vacant en centre plutôt que l’étalement urbain. Reste à observer, dans les mois et années à venir, comment se répartiront les nouveaux habitants, quelles solutions de mobilité accompagneront l’arrivée des résidents et comment les espaces végétalisés évolueront dans le contexte estival et climatique actuel.
Pour les riverains, l’ouverture du quartier pose enfin la question des services de proximité et de l’intégration d’équipements publics : écoles, commerces, et accès aux transports devront suivre pour que le nouveau secteur s’insère harmonieusement dans la vie dijonnaise.
La réhabilitation de Terrot illustre une tendance nationale — et locale — : transformer les traces de l’industrie en quartiers habités, tout en cherchant à ne pas effacer la mémoire ouvrière qui a façonné la ville.