Un bilan humain lourd et des familles en deuil
Le ferry Barima, qui se dirigeait vers Port Kaituma à l'ouest du Guyana, a chaviré il y a un peu plus d'une semaine. Le pays déplore aujourd'hui 73 morts, parmi lesquels environ 20 enfants, et plus de trente personnes sont portées disparues en mer. La tragédie a profondément affecté des communautés déjà isolées, où les liaisons maritimes sont souvent essentielles.
Colère sociale et pressions politiques
Après les cérémonies funéraires, la colère s'est manifestée publiquement. Des rassemblements ont eu lieu devant le Parlement et l'opposition a uni ses voix pour demander des comptes. Les manifestations réclament notamment la démission de Juan Edghill, ministre des Travaux publics, et de Deodat Indar, ministre des Services publics et de l'Aviation, jugés responsables par une partie de l'opinion pour les multiples défaillances apparentes ayant conduit au naufrage.
Des questions non élucidées sur les causes du naufrage
Les explications officielles restent contestées. Certains responsables ont évoqué une vague meurtrière comme facteur déclenchant, mais des survivants ont signalé des éléments divergents : surcharge du navire, montée des eaux à bord et gestion incertaine du nombre de passagers. L'âge du navire, mis en avant par des intervenants, est également pointé comme un facteur aggravant.
« Le 19 juillet, le ministre Edghill s'est empressé de porter un jugement, cherchant à minimiser ce qui constitue la plus grande tragédie de l'histoire récente du Guyana. »
Ces propos, tenus par le Dr Campbell, député de l'opposition, traduisent la défiance d'une partie de la classe politique. Lors des débats parlementaires, la séance du 28 juillet a été interrompue, reflétant la tension et l'émotion qui entourent l'enquête et la gestion de crise.
Allégations préoccupantes et appels à une enquête indépendante
Plusieurs accusations pèsent sur la préparation et le fonctionnement du transport : le navire daterait de 1937, des tests auraient révélé la présence de cannabis chez le capitaine et certains membres d'équipage, et le décompte des passagers embarqués est qualifié de fantaisiste. Le Dr Campbell a déclaré que des employés du ministère des Transports et des Ports auraient reçu « l'ordre de ne parler à personne », créant des doutes sur la possibilité d'une enquête transparente.
- Bilan provisoire : 73 morts, ~20 enfants, >30 disparus
- Navire : construit en 1937 selon des sources citées
- Exigences : démissions ministérielles et enquêtes indépendantes réclamées
| Élément | Chiffre / situation |
|---|---|
| Morts | 73 |
| Enfants décédés (estim.) | ~20 |
| Disparus | Plus de 30 |
Un impact régional qui interroge
Cette catastrophe soulève des questions sur la sécurité des transports fluviaux et maritimes dans une région où les liaisons sont vitales. Les demandes de transparence et les tensions politiques pourraient conduire à des enquêtes plus approfondies et à des réformes. À court terme, les familles et communautés affectées restent en attente de réponses et de mesures pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise.
La situation continue d'évoluer au Guyana, et les autorités comme les familles attendent désormais que les investigations apportent des éléments plus précis sur les circonstances exactes du naufrage.