Une grève qui impacte le quotidien et les structures d'accueil
Depuis le 15 octobre, le mouvement de grève des agents de la SGDE se durcit en Guyane et entraîne des coupures d'eau sur plusieurs secteurs, notamment sur l'île de Cayenne, à Rémire-Montjoly et à Saint-Laurent-du-Maroni. Les interruptions volontaires d'alimentation ont forcé, ce 22 octobre, la fermeture de l'université et de certaines crèches du département.
Sur le site de Gérard Holder, la direction de la structure a dû renvoyer les familles :
"Aujourd'hui, on a dû renvoyer 125 enfants qui sont accueillis tous les jours sur le site de Gérard Holder. Malheureusement, en termes de réglementation et d'hygiène de la petite enfance, on ne pouvait pas accueillir les enfants dans de bonnes conditions, notamment pour leur sécurité."Ces contraintes réglementaires en matière d'hygiène expliquent la fermeture temporaire des structures petite enfance concernées.
Des professionnels pénalisés et des risques sanitaires évoqués
Au-delà des établissements publics, les activités commerciales sont également touchées. Les salons de coiffure, par exemple, doivent annuler des rendez-vous lorsque l'eau manque. Une coiffeuse interrogée alerte sur les risques :
"Quand on a des couleurs de prévues et qu'on n'a pas d'eau, c'est compliqué. Par exemple, quand une couleur est engagée et qu'il faut la rincer sans eau, on s'expose à des problèmes sur le cuir chevelu."Elle pointe non seulement un risque sanitaire pour la clientèle mais aussi un manque à gagner pour les professionnels.
Revendications et réunion houleuse entre direction et syndicats
Les agents revendiquent notamment des recrutements et des équipements supplémentaires pour mieux assurer la gestion du réseau. Une rencontre entre la direction et l'Union des travailleurs guyanais (UTG-SGDE) s'est tenue le jeudi 22 octobre à 8 h, mais elle s'est déroulée avec des débordements et n'a pas permis de dénouer la situation. Les grévistes estiment ne pas être entendus, tandis que les interruptions qu'ils organisent visent à peser sur les négociations.
Conséquences pratiques pour les habitants
La perturbation de l'approvisionnement en eau a des répercussions concrètes sur la vie quotidienne :
- fermeture d'établissements d'enseignement supérieur ;
- refus d'accueil dans certaines crèches pour des raisons d'hygiène ;
- annulation de services nécessitant de l'eau (salons, restauration, etc.).
| Zones mentionnées | Impact cité |
|---|---|
| Île de Cayenne, Rémire-Montjoly | Coupures d'eau, fermetures d'établissements |
| Saint-Laurent-du-Maroni | Secteurs touchés par des interruptions |
| Site Gérard Holder | 125 enfants renvoyés |
Face à ces perturbations, les habitants sont invités à se tenir informés des annonces officielles de la SGDE et des collectivités locales. La reprise normale du service dépend des avancées des discussions entre la direction et les agents. Les enjeux sont importants : assurer l'accès à l'eau, garantir la continuité des services publics et prévenir tout risque sanitaire pour une population déjà confrontée aux grandes distances et aux spécificités du territoire guyanais.