Une expérimentation de six mois pour faciliter les déplacements transfrontaliers
Depuis le 31 juillet, les citoyens brésiliens peuvent se rendre en Guyane sans visa de court séjour, à condition que leur présence ne dépasse pas 30 jours au cours d'une période de 180 jours. La décision, annoncée début juillet lors d'une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères français et brésilien, est mise en œuvre à titre expérimental jusqu'au 31 janvier 2027, avec la possibilité d'être prolongée.
Sur un territoire où les distances et les liens familiaux ou culturels transfrontaliers sont forts, cette mesure vise à faciliter les échanges entre la Guyane et les régions amazoniennes brésiliennes. Elle s'inscrit dans une feuille de route conjointe de coopération transfrontalière, mais ne supprime pas les formalités sanitaires et administratives indispensables.
Conditions d'entrée inchangées : documents et garanties exigés
Les autorités rappellent que l'exemption de visa ne dispense pas des autres obligations. Les voyageurs doivent présenter des justificatifs précis pour être autorisés à entrer en Guyane :
- Passeport : délivré depuis moins de dix ans, valable au moins trois mois après la date de retour et comportant deux pages vierges ;
- Assurance médicale internationale couvrant au moins 30 000 euros ;
- Certificat de vaccination contre la fièvre jaune ;
- Garanties financières : entre 32,50 et 120 euros par jour selon le mode d'hébergement (une carte bancaire internationale peut faire office de justificatif).
| Critère | Exigence |
|---|---|
| Durée | ≤ 30 jours sur 180 jours |
| Assurance | 30 000 € minimum |
| Vaccination | Fievre jaune exigée |
| Garanties financières | 32,50 € à 120 € / jour |
Ce que la mesure n'autorise pas
La dispense concerne uniquement les courts séjours à caractère touristique ou familial. Sont explicitement exclus les déplacements à caractère commercial. Au-delà de 30 jours, les ressortissants brésiliens devront obtenir un visa long séjour pour travailler, étudier ou s'installer en Guyane.
Contrôles aux points d'entrée : le pont de l'Oyapock reste central
Les contrôles aux frontières ne sont pas modifiés par cette expérimentation. Les personnes arrivant par le pont de l'Oyapock — point de passage principal entre la Guyane et l'État d'Amapá — doivent se présenter au poste de la Police aux frontières, ouvert tous les jours de 7 h à 19 h. Cela vaut également pour les arrivées par voie fluviale à Saint-Georges.
Sur le terrain, autorités et professionnels du tourisme devront suivre l'évolution des flux et adapter l'information aux populations locales, souvent concernées par des déplacements courts fréquents. La période expérimentale permettra d'évaluer les effets sur les contrôles, les services de santé et l'économie frontalière avant de décider d'un éventuel prolongement.