Un témoin de pierre au cœur de la ville
Sur le mur de soutènement du pont Eiffel, à l’angle des rues de la Renaissance et du Capitaine-Herriot, une femme de pierre domine discrètement le paysage urbain. Connue sous le nom de La Renaissance d’Évreux, cette statue rappelle les drames et la phase de reconstruction qui ont suivi les bombardements de 1944. Présente dans l’espace public depuis plus de soixante-dix ans, elle passe pourtant pour beaucoup inaperçue.
Histoire et visibilité quotidienne
Chaque jour, des milliers d’automobilistes empruntent le pont sans forcément prêter attention à ce témoin. La figure féminine, installée sur le mur de soutènement de l’ouvrage, a vocation à symboliser la renaissance de la cité après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Le récit de ce monument est développé dans la série « Il était une fois dans l’Eure », qui s’attache à révéler le patrimoine méconnu du département.
« La Renaissance d’Évreux »
Pourquoi cette statue compte pour Évreux
Plus qu’une simple ornementation urbaine, cette statue est un repère de mémoire locale. Elle matérialise :
- la trace des bombardements qui ont frappé la ville en 1944 ;
- le long chantier de la Reconstruction qui a transformé le paysage urbain d’Évreux ;
- une présence quotidienne qui interroge la manière dont la mémoire collective est inscrite dans la ville.
Un patrimoine à redécouvrir
Le constat est simple : si le monument est visible, son histoire l’est moins. Des initiatives de médiation, des circuits patrimoniaux ou des panneaux explicatifs pourraient permettre aux Ébroïciens et aux visiteurs de mieux comprendre ce que représente cette œuvre et le contexte historique qu’elle évoque.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nom | La Renaissance d’Évreux |
| Emplacement | Mur de soutènement du pont Eiffel, angle rue de la Renaissance / rue du Capitaine-Herriot |
| Thème | Mémoire des bombardements de 1944 et Reconstruction |
| Présence | Visible depuis plus de 70 ans |
Ce que disent les habitants
Sur place, les témoignages recueillis soulignent un double sentiment : attachement à un repère familier et manque d’information sur son origine. Pour certains, la statue est un simple élément du décor routier ; pour d’autres, elle mérite d’être replacée dans un récit historique plus large, accessible à tous.
La mise en lumière de ce monument par la série locale constitue une opportunité pour relancer le dialogue sur la mémoire urbaine à Évreux et réfléchir à la manière dont la ville conserve et valorise ses témoins du passé.
Source : adaptation d’un article paru dans la série « Il était une fois dans l’Eure » (Paris-Normandie, 22 octobre 2026).