Suspension conservatoire et exclusion de la primaire
Le Parti socialiste a décidé mercredi matin la suspension à titre conservatoire du député de l'Eure, Philippe Brun, en raison d'« accusations de violence » émanant d'une ancienne collaboratrice parlementaire. Conséquence immédiate : il ne pourra pas participer à la primaire de la gauche, malgré avoir déposé les parrainages requis.
La décision a été prise lors d'un Bureau national convoqué pour valider la liste des candidats à la primaire de l'espace social-démocrate. Selon la direction du parti, plusieurs parlementaires — dont Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal — ont vu leur candidature acceptée, mais le nom de Philippe Brun n'apparaît pas sur la liste finale.
La version du député
Dans un communiqué transmis mercredi, le député dit avoir « appris avec stupeur » sa suspension. Il affirme ne pas connaître les faits qui lui sont reprochés et déclare n'avoir pas été entendu par les commissions du parti. Il indique par ailleurs qu'une ancienne collaboratrice, qu'il dit avoir licenciée pour faute grave, aurait saisi la direction du PS la veille à 23h50 en signalant des faits susceptibles d'être qualifiés pénalement.
« J'ignore ce qui m'est reproché. Je n'ai pas été entendu par les commissions du parti. »
Procédure et situation judiciaire
Contacté, le procureur de la République d'Évreux a indiqué qu'il n'y avait pas connaissance d'une plainte au parquet au moment des informations recueillies par la rédaction. La suspension décidée par le PS est donc, pour l'instant, une mesure interne à caractère conservatoire, prise en amont d'une instruction éventuelle par les autorités judiciaires.
Enjeux locaux et réactions
La décision du Bureau national suscite des questions sur la rapidité de la procédure et sur la manière dont le parti gère les signalements internes en période de primaire. Au plan local, l'absence de Philippe Brun sur la liste des candidats modifie l'équation pour les électeurs socialistes de l'Eure et l'organisation de la campagne dans le département.
- Acteur concerné : Philippe Brun, député de l'Eure
- Mesure prise : suspension conservatoire du Parti socialiste
- Motif déclaré : accusations de violences émises par une ancienne collaboratrice
Calendrier des faits connus
| Date | Événement |
|---|---|
| Mardi soir (heure indiquée) | Signalement adressé à la direction du PS à 23h50 par une ancienne collaboratrice |
| Mercredi matin | Réunion du Bureau national et décision de suspension conservatoire |
Le dossier reste en évolution. Les services judiciaires et les instances du parti pourront apporter des précisions ultérieures. Pour les électeurs de l'Eure, la suspension prive aujourd'hui d'un candidat départemental dans la course à la primaire de la gauche.