Opérations successives au refuge FLAIR de Pullay
Les gendarmes ont procédé cet été à plusieurs interventions au refuge FLAIR, implanté à Pullay (Eure), après des signalements évoquant des cas de maltraitance et des animaux en mauvais état sanitaire. Selon les éléments fournis par les services ayant mené l’enquête et une association de protection animale qui a lancé l’alerte, plus de 60 chiens ont été retirés de l’établissement au terme des opérations menées en juin, juillet et début août.
Déroulé des interventions et constats
La première alerte a été déposée au printemps puis confirmée par une suite d’opérations des forces de l’ordre. Les investigations ont révélé, d’après l’association qui a signalé la situation, que certains animaux seraient morts pendant la période de forte chaleur en juin et que d’autres présentaient un très mauvais état sanitaire.
- Des signalements d’une association ont déclenché des contrôles.
- Plusieurs interventions ont eu lieu en juin et juillet 2026.
- Le 3 août, une nouvelle opération a permis d’extraire sept chiens supplémentaires et d’établir des constats complémentaires.
Blocage et garde à vue
Lors de l’action du 3 août, la responsable du refuge a d’abord refusé l’entrée de l’association venue pour apporter son expertise. Les gendarmes, s’appuyant sur la nécessité d’un constat et de compétences techniques sur place, ont alors conduit une opération permettant l’entrée et l’évaluation des animaux. La gérante a été placée en garde à vue pendant deux heures afin de faciliter l’extraction de sept chiens et la réalisation d’examens complémentaires.
Conséquences et suite attendue
Les animaux placés sous protection devront désormais être pris en charge et soignés par des structures habilitées ou des associations partenaires. Les services en charge de l’enquête poursuivent leurs vérifications afin d’établir les responsabilités et, le cas échéant, les suites judiciaires appropriées.
| Période | Action |
|---|---|
| Juin 2026 | Premiers signalements et interventions — décès d'animaux signalés lors de la canicule |
| Juillet 2026 | Nouvelle intervention des gendarmes |
| 3 août 2026 | Opération d’extraction : 7 chiens retirés, gérante placée 2 h en garde à vue |
Que retenir pour le territoire ?
Cette affaire soulève plusieurs enjeux locaux : le contrôle des refuges privés, la coordination entre associations et forces de l’ordre, et la capacité d’accueil des structures de protection animale dans l’Eure. Pour les riverains et les personnes souhaitant aider, il est conseillé de se tourner vers les associations locales reconnues ou les services vétérinaires départementaux qui centralisent les besoins de prise en charge.
Les enquêteurs compétents restent réservés quant aux suites judiciaires, le dossier devant permettre d’éclaircir l’ensemble des faits rapportés par l’association et de déterminer les responsabilités.