Nouvelle série de fouilles au centre pénitentiaire
Des opérations de contrôle menées mardi 11 août dans le bâtiment D3 de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont abouti à la découverte de quantités significatives de produits illicites et d'appareils interdits. Les personnels pénitentiaires affirment avoir mis la main sur plusieurs centaines de grammes de stupéfiants, ainsi que des téléphones portables, des cartes SIM et du matériel de conditionnement.
Quelques jours auparavant, une autre fouille dans le bâtiment D1 avait permis de saisir des objets potentiellement dangereux : deux couteaux en céramique dissimulés dans une chaussette, un chargeur, deux téléphones et 173 grammes de produits illicites. Ces éléments alimentent l'inquiétude des agents sur la persistance des circuits d'approvisionnement.
« l'ampleur prise par les livraisons illicites par drones au sein du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, véritables vecteurs logistiques au service du trafic pénitentiaire »
Le syndicat Force Ouvrière Justice, à l'origine du communiqué, pointe en particulier le recours aux drones pour acheminer marchandises et stupéfiants depuis l'extérieur. Pour les représentants des surveillants, les trouvailles révèlent l'existence d'une chaîne logistique clandestine qui contourne les contrôles au sol et met en danger le personnel et la sécurité de l'établissement.
- Saisies récentes : 634 grammes de stupéfiants découverts lors de la fouille du 11 août (bâtiment D3).
- Découverte antérieure : 173 grammes, deux couteaux en céramique et plusieurs téléphones (bâtiment D1).
- Objets interdits : téléphones, cartes SIM, chargeurs et matériel de conditionnement.
| Date | Lieu | Biens saisis |
|---|---|---|
| 5 août | D1 | 173 g stupéfiants, 2 couteaux céramique, 2 téléphones, chargeur |
| 11 août | D3 | 634 g stupéfiants, téléphones, cartes SIM, matériel |
Force Ouvrière demande la mise en place de moyens précis : contrôle des transpalettes, création d'une brigade anti‑drone avec personnels formés, équipements modernes de détection et neutralisation, et pose de filets anti‑drones. Ces propositions visent à contrer la multiplication des livraisons illégales qui, selon le syndicat, ont transformé certaines cellules en « usines » de conditionnement.
Du côté de l'administration pénitentiaire, aucun communiqué détaillé n'avait été rendu public au moment de la publication. Reste la question des réponses opérationnelles : installation de dispositifs anti‑drone, renforcement des fouilles, et formation des équipes demandent des crédits et une coordination avec les forces engagées sur les aspects technologiques et judiciaires.
Pour les habitants de l'Essonne, ces révélations rappellent que Fleury‑Mérogis, l'un des plus grands établissements pénitentiaires d'Europe, demeure le théâtre de défis sécuritaires complexes. La pression syndicale pour des moyens supplémentaires devrait alimenter les discussions entre l'administration pénitentiaire, l'État et les élus locaux dans les semaines à venir.
Info pratique : les familles et proches concernés par des détenus peuvent s'adresser à l'administration de la maison d'arrêt pour obtenir des informations officielles sur les dispositifs en place et les règles de visite.