Un final centré sur la mémoire du zouk
Le 55e festival de Fort-de-France a refermé ses portes samedi 25 juillet sur une soirée dédiée à l'une des figures fondatrices du mouvement zouk : Pierre-Édouard Décimus. Le public, venu nombreux, a salué sa contribution aux musiques caribéennes au cours d'un hommage partagé avec une vingtaine de musiciens et plusieurs artistes invités.
Sur la scène, une traversée du patrimoine
La formule musicale retenue visait à rassembler un maximum de tubes en une seule soirée. Philippe Joseph, pianiste associé à Kassav', a structuré l'hommage autour de medleys — cinq au total — pour dérouler la discographie qui a marqué plusieurs générations. De jeunes chanteurs, parfois nés bien après l'apogée du groupe, ont témoigné de la force durable de ces chansons dans leur parcours.
« J’ai retenu qu’il a fait de belles choses et qu'il a eu cette belle idée d'avoir été co-fondateur du groupe, et ça fait plaisir », a confié une jeune spectatrice.
Sur scène, des interprétations variées ont succédé aux grandes mélodies. Ebony, Thierry Cham et d'autres artistes ont proposé leurs lectures personnelles du répertoire, tandis que Georges Décimus, bassiste emblématique et frère cadet de Pierre-Édouard, assurait la direction musicale de la soirée.
Transmission intergénérationnelle
L'événement a mis en lumière la vitalité du patrimoine culturel régional et sa capacité à se renouveler par la rencontre entre anciens et jeunes artistes. Plusieurs intervenants ont raconté comment Kassav' avait été une porte d'entrée vers la musique professionnelle pour eux, illustrant l'impact du groupe sur les vocations locales.
- Le festival : 55e édition.
- Date de clôture : samedi 25 juillet.
- Hommage : rendu par le public et une vingtaine de musiciens.
| Élément | Information |
|---|---|
| Édition | 55e |
| Clôture | 25 juillet |
| Participants à l'hommage | Une vingtaine de musiciens |
Au-delà de l'hommage à une personnalité, la soirée a rappelé combien Fort-de-France demeure un lieu central pour la vie culturelle de la Martinique. La présence d'un public intergénérationnel et l'investissement d'artistes locaux montrent que la mémoire du zouk se transmet et se réinvente, participant à l'attractivité culturelle de la ville.
Alors que s'achève cette édition, la question de la pérennisation des formes de transmission artistique et du soutien aux jeunes talents reste au cœur des enjeux pour les programmateurs et les institutions culturelles locales. L'hommage à Pierre-Édouard Décimus aura au moins permis de rappeler, sur la scène du festival, l'importance de ces engagements collectifs.