Des secours sous pression en plein été
En Gironde, la saison estivale pèse lourdement sur le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS). Entre vagues de chaleur et multiplication des feux de végétation, les équipes — et tout particulièrement les pompiers volontaires — sont plus sollicités que d'habitude, au point de déclencher un appel aux employeurs du département.
Le lieutenant-colonel en charge des volontaires alerte sur un basculement du rythme d'activité : la semaine du 22 juin, le SDIS a comptabilisé 600 interventions par jour, contre une moyenne de 380 journalières sur le reste de l'année. Ces chiffres traduisent une montée en charge qui mobilise davantage de moyens humains et matériels, notamment lors des opérations en forêt.
« On fait face à une situation tendue donc on essaye d’anticiper », insiste le lieutenant-colonel.
Un dispositif fondé sur les volontaires
Les sapeurs-pompiers volontaires représentent une part majeure des effectifs : selon des éléments du ministère consultés par les médias régionaux, ils formeraient environ 80 % des secours en France. En Gironde, leur disponibilité est devenue un élément déterminant pour répondre aux urgences accrues de l'été.
- Pression sur les équipes : hausse d'interventions quotidiennes, risques d'épuisement.
- Besoin de flexibilité : le SDIS demande que les employeurs facilitent les absences des volontaires.
- Initiatives locales : des conventions existent déjà, comme celle du Crédit Mutuel du Sud-Ouest permettant des absences pour intervention.
Exemples et conséquences pratiques
Des accords locaux montrent la voie : depuis 2023, une convention signée entre le SDIS et le Crédit Mutuel du Sud-Ouest autorise quatre salariés sapeurs-pompiers volontaires de l'établissement à s'absenter jusqu'à 12 jours par an pour participer aux opérations. Le SDIS espère voir se multiplier ce type d'engagement chez d'autres employeurs afin d'éviter des tensions sur les roulements et réduire le risque d'épuisement professionnel des équipes.
| Indicateur | Chiffres cités |
|---|---|
| Interventions quotidiennes (semaine du 22 juin) | 600 |
| Moyenne quotidienne annuelle | 380 |
| Part approximative de volontaires dans les secours (ministère) | 80 % |
Que peuvent faire les employeurs et les habitants ?
Le SDIS invite les entreprises à faciliter, dans la mesure du possible, la libération de leurs salariés engagés comme volontaires. Pour les habitants, rester vigilants face aux risques d'incendie et suivre les consignes de prévention locales — notamment en bordure de massifs forestiers — contribue à diminuer la fréquence et la gravité des interventions.
Sur le terrain, l'enjeu est double : protéger la population et préserver la capacité d'action des secours sur la durée, en évitant l'épuisement d'équipes indispensable au maintien du service public de secours en Gironde.