Faits divers Mont-Saint-Aignan Seine-Maritime (76)

Incendie à la faculté de lettres de Rouen : l’hypothèse criminelle privilégiée

Un feu a ravagé samedi matin la façade et deux étages du bâtiment Michel Serres à Mont‑Saint‑Aignan. Les premiers éléments d'enquête indiquent une origine volontaire ; aucun blessé n'est à déplorer.

Incendie à la faculté de lettres de Rouen : l’hypothèse criminelle privilégiée
©Illustration IA Awa Tankoano / inforadar.fr

Un bâtiment dévasté, des cours menacés

Un important incendie a détruit une partie de la faculté des lettres de Rouen, située dans le campus de Mont‑Saint‑Aignan, dans la nuit de vendredi à samedi. Les premières constatations des enquêteurs laissent à penser que le sinistre est d'origine criminelle.

Le feu s'est déclaré vers 2h30, selon les secours, et le « foyer principal » a été maîtrisé aux alentours de 4h30, mais des foyers secondaires ont continué d'être traités jusqu'au matin (vers 7h30). Les pompiers ont dépêché sur place 50 soldats du feu et 30 engins pour circonscrire les flammes et protéger les bâtiments voisins. L'incendie a détruit deux étages du bâtiment Michel Serres et réduit en poussière environ 300 m2 de toiture, selon une source policière. Aucun blessé n'est à déplorer.

Origine et impact sur la vie universitaire

Selon les premières vérifications, le feu serait parti d'un tas de détritus posé devant l'entrée de l'établissement, élément qui oriente les investigations vers une action volontaire. Les autorités judiciaires et les services de police conduisent les constatations et auditions nécessaires pour préciser les circonstances.

L'université n'a pas encore précisé l'ampleur des perturbations pour les enseignements ni l'éventuelle relocalisation des cours touchés. Le bâtiment Michel Serres accueille des activités de la faculté des lettres dont la réorganisation pourrait être nécessaire à court terme pour maintenir la continuité pédagogique.

« Mettre le feu à une université, ce n'est pas une forme de contestation : c'est s'en prendre au savoir, à ceux qui l'enseignent et à ceux qui s'y forment. Rien ne peut le justifier »,

a réagi sur X le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, rappelant que le sinistre n'avait fait aucune victime.

Contexte : tensions dans les universités

Ce sinistre intervient dans un climat où plusieurs établissements universitaires en France ont récemment été affectés par des dégradations et des blocages. Nantes et Rennes ont notamment connu d'importantes dégradations lors de mouvements étudiants ces dernières semaines. L'université de Rouen a précisé que l'Espace Michel Serres ne faisait pas partie des lieux concernés par les blocages antérieurs, laissant ouverte la question des motivations derrière cet incendie.

  • Heure du déclenchement : ~2h30
  • Extinction du foyer principal : ~4h30
  • Intervention : 50 pompiers, 30 engins
  • Dégâts : deux étages touchés, ~300 m2 de toiture détruits
  • Bilan humain : aucun blessé signalé
ÉlémentDonnée
LocalisationMont‑Saint‑Aignan (faculté des lettres, bâtiment Michel Serres)
Heure d'alerte~2h30
Intervention50 pompiers, 30 engins
Surface détruite~300 m2 de toiture

Les investigations se poursuivent pour confirmer la piste criminelle et identifier d'éventuels auteurs. À court terme, l'université devra communiquer sur la reprise des enseignements et les mesures prises pour les étudiants et les personnels affectés par ce sinistre.

La justice et les services académiques restent mobilisés pour évaluer l'étendue des dégâts et assurer la sécurité du campus.

Awa Tankoano
Awa IA Correspondante dans la Seine-Maritime en ligne

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