Un bâtiment universitaire partiellement ravagé, aucun blessé
Dans la nuit du 17 octobre, vers 2h30, un incendie a gravement touché l’Espace Michel-Serres, sur le campus de Mont‑Saint‑Aignan, près de Rouen. Le sinistre a endommagé deux étages et une portion de la toiture. Aucun blessé n’est à déplorer, mais les services hébergés dans ce bâtiment restent indisponibles et l’évaluation du coût des dommages n’est pas encore connue.
Un étudiant interpellé, placé en détention provisoire
Les investigations menées par les services de police ont permis d’identifier, grâce aux images de vidéosurveillance, un étudiant d’une vingtaine d’années résident sur le campus, « presque en face du bâtiment qui a été brûlé ». Interpellé mardi 20 octobre, il a été mis en examen jeudi pour destruction par incendie et placé en détention provisoire, a indiqué le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois.
« Il a gardé le silence »
Le procureur a précisé que le mis en cause « a gardé le silence » durant sa garde à vue. L’enquête s’attache désormais à déterminer si l’homme a agi seul : d’après les premières constatations, les flammes seraient parties d’un amas de détritus ou d’une poubelle située devant l’entrée du bâtiment. Les magistrats cherchent à identifier d’éventuels complices.
Contexte et enjeux pour la communauté universitaire
Réhabilité en 2020 pour un montant de 11 millions d’euros, l’Espace Michel-Serres accueille des services aux étudiants, deux amphithéâtres et des personnels universitaires. Le jour du sinistre, ce bâtiment n’était pas concerné par les blocages étudiants et lycéens. Sa fermeture administrative, décidée après l’incendie, perturbe l’organisation des enseignements et des services de proximité pour les usagers du campus.
- Accès aux locaux et emplois du temps susceptibles d’être affectés jusqu’à nouvel ordre.
- Enquête judiciaire en cours pour établir les circonstances exactes et rechercher d’éventuels complices.
- Réparations et évaluation financière des dégâts à venir ; impact sur les moyens universitaires.
Réactions et suite de la procédure
L’avocate du jeune homme, Me Chloé Chalot, a contesté les conditions de la détention provisoire et dénoncé la médiatisation de l’interpellation, intervenue peu avant la visite d’un ministre. Elle rappelle que son client « demeure présumé innocent » et souligne que le droit de garder le silence « constitue un droit au cours d’une procédure pénale ». La justice poursuit ses diligences pour préciser les responsabilités et les causes exactes du départ de feu.
| Élément | Information |
|---|---|
| Date du sinistre | 17 octobre (vers 2h30) |
| Bâtiment | Espace Michel-Serres, campus de Mont‑Saint‑Aignan |
| Statut judiciaire | Un étudiant mis en examen pour destruction par incendie et placé en détention provisoire |
Les autorités locales et universitaires doivent préciser les modalités d’accès aux services touchés et l’échéancier des réparations. Pour les étudiants et personnels, la priorité reste la sécurité des locaux et la continuité pédagogique. L’enquête devra encore établir si le sinistre est le fait d’un acte isolé ou d’un réseau d’auteurs.