Le feu contrôlé après deux semaines de combat
La préfecture de la Gironde a annoncé ce mercredi que les secours étaient « maîtres du feu » après deux semaines de lutte contre le sinistre qui a pris naissance sur la commune de Saumos. Les autorités confirment que le méga-incendie a parcouru plus de 40 000 hectares, faisant de cet épisode l'un des plus importants observés en France depuis 1949.
Des moyens encore mobilisés pour éviter les reprises
Malgré la maîtrise, la prudence reste de mise. Près de 600 soldats du feu sont encore engagés sur le terrain pour assurer une surveillance active des zones sinistrées et traiter les « fumerolles » susceptibles de provoquer des redémarrages. La préfète a insisté sur la nécessité de poursuivre les opérations de déblaiement et d'abattage pour créer des pare-feu durables.
« Les pompiers vont continuer à surveiller pendant des jours et des jours. Parce que les fumerons et les fumerolles doivent être surveillés pour éviter des redéparts de feu. »
Actions engagées par les équipes au sol
Les interventions en cours se déclinent en plusieurs mesures concrètes :
- abattage des arbres brûlés et enlèvement des souches (technique dite de « croquer ») ;
- création et consolidation de larges pare-feu ;
- patrouilles régulières pour détecter et éteindre les foyers résiduels.
Bilan matériel et enjeux économiques
Les flammes ont détruit plus de 250 bâtiments, touchant habitations, commerces et infrastructures locales. Au-delà du dommage immobilier, les autorités planchent sur l'indemnisation et l'accompagnement des sinistrés, ainsi que sur la relance des activités touchées.
| Indicateur | Valeur (communiquée) |
|---|---|
| Surface parcourue | > 40 000 ha |
| Bâtiments détruits | > 250 |
| Pompiers encore mobilisés | ~ 600 |
Conséquences pour la filière forêt et la population
La forêt est une filière structurante pour la région : elle représente, selon la préfecture, un chiffre d'affaires estimé à 10 milliards d'euros et emploie environ 60 000 personnes. Les dégâts sur les massifs et les infrastructures forestières posent donc un enjeu économique majeur, en particulier pour les exploitants, les entreprises du bois et le tourisme local.
Les services de l'État ont indiqué qu'ils allaient lancer les dispositifs d'accompagnement pour les personnes sinistrées et les professionnels affectés. Des expertises seront nécessaires pour évaluer précisément les pertes, planifier les coupes sanitaires et organiser la reconstruction des secteurs les plus atteints.
Localement, les autorités appellent à la vigilance des habitants lors des déplacements autour des zones récemment éteintes et rappellent que la surveillance passive peut durer plusieurs jours voire semaines, en fonction des conditions météorologiques et de la stabilité des massifs.