Le parquet fait le point sur une vague de feux d’origine majoritairement humaine
Le procureur de la République de Perpignan a présenté, vendredi 10 juillet 2026, l’état des investigations liées aux incendies qui ont ravagé une partie des Pyrénées‑Orientales depuis le début du mois. Amplifiés par des conditions météorologiques défavorables et une fréquentation touristique renforcée des espaces naturels, ces sinistres semblent, pour la plupart, avoir une origine humaine.
Deux incendies majeurs font l’objet d’enquêtes approfondies : celui ayant débuté le 2 juillet entre Sainte‑Marie‑la‑Mer et Canet‑en‑Roussillon, et le violent feu de Trévillach déclenché le 4 juillet en bordure de la RD2.
Canet–Sainte‑Marie : campings et chantier touchés, plaintes déposées
Le sinistre du 2 juillet, survenu entre 12 h 30 et 13 h, s’est propagé du littoral au pôle nautique de Canet‑en‑Roussillon. Il a causé d’importants dégâts : trois campings ont dû être évacués en urgence et deux bâtiments du constructeur Catana ont été détruits.
Les investigations ont été confiées à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Perpignan. Plusieurs expertises techniques ont été mandatées, dont une par la cellule RCCI (recherche des causes et circonstances des incendies). Le parquet rappelle que, même si l’origine humaine est retenue, « toutes les hypothèses restent étudiées », qu’elles soient accidentelles ou volontaires.
« À ce stade, s’il est établi que l’incendie est d’origine humaine, toutes les hypothèses restent étudiées s’agissant des causes de sa survenance, à savoir l’hypothèse accidentelle comme l’hypothèse volontaire. »
Près de 760 victimes ont été recensées pour ce sinistre et plus d’une centaine de plaintes ont déjà été enregistrées par les enquêteurs.
Trévillach : un foyer d’une complexité exceptionnelle maîtrisé au prix d’efforts massifs
Le feu de Trévillach, qui a démarré vers 19 h 30 le 4 juillet, a parcouru près de 5 000 hectares et mobilisé jusqu’à près de 1 000 personnels – sapeurs‑pompiers et militaires – pendant six jours. L’opération a nécessité l’évacuation d’une douzaine de communes, soit environ 12 000 personnes, avant que le sinistre ne soit annoncé comme fixé le 10 juillet.
L’enquête de flagrance a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Prades. Elle mobilise des moyens humains et techniques importants afin d’établir les causes et d’identifier d’éventuels responsables.
Interpellations et suites judiciaires
Parallèlement aux expertises techniques, des interpellations ont eu lieu, notamment à Calce et dans le secteur nord de Perpignan. Le parquet ne détaille pas les motifs précis de ces arrestations dans son communiqué mais indique que les investigations se poursuivent, tant sur la nature des départs de feu que sur d’éventuelles responsabilités pénales.
- 2 juillet : feu entre Sainte‑Marie‑la‑Mer et Canet‑en‑Roussillon ; campings évacués, dégâts importants.
- 4 juillet : départ à Trévillach ; près de 5 000 ha parcourus, 12 000 évacués.
- Des expertises RCCI en cours et plus d’une centaine de plaintes enregistrées pour le sinistre de Canet/Sainte‑Marie.
| Éléments | Chiffres communiqués |
|---|---|
| Personnels mobilisés à Trévillach | ~1 000 |
| Surface parcourue à Trévillach | ~5 000 ha |
| Personnes évacuées | ~12 000 |
| Victimes recensées (Canet/Sainte‑Marie) | ~760 |
| Plaintes reçues | +100 |
Ces chiffres traduisent l’ampleur des dégâts et la gravité de la situation, alors que le département connaît une période propice aux départs de feux : chaleur, vent et fréquentation touristique accrue. Les services de l’État et les forces de l’ordre poursuivent leurs recherches pour préciser l’origine de chaque sinistre et déterminer les suites judiciaires à engager.
Les habitants concernés sont invités à suivre les consignes des autorités locales et des services de secours, et à signaler toute information utile aux enquêtes aux services de gendarmerie.