Un syndicat local demande le rejet d'un texte présenté en urgence
La Confédération paysanne de Côte‑d'Or a rendu public, vendredi 17 juillet à Mâlain, un communiqué virulent contre le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Pour le syndicat, la version commune trouvée en commission mixte paritaire ne répond pas aux enjeux posés par la multiplication des épisodes de chaleur et de sécheresse qui affectent déjà les exploitations locales.
Le texte, engagé en procédure accélérée par le gouvernement dès le mois d'avril, doit encore être voté : Assemblée nationale lundi 20 juillet, puis Sénat mardi 21 juillet. La Confédération paysanne 21 appelle députés et sénateurs à ne pas confirmer ce compromis, estimant que les mesures proposées favorisent la dérégulation et des pratiques intensives plutôt qu'une transition vers l'agroécologie.
« mortifère »
Dans son communiqué, le syndicat critique notamment la mise en avant du stockage de l'eau et le maintien d'orientations favorables aux élevages intensifs. Les représentants locaux mettent en garde contre un texte qui, à leurs yeux, pourrait aggraver la vulnérabilité des fermes face aux aléas climatiques plutôt que d'en renforcer la résilience.
- Conséquences déjà visibles : bétail souffrant de la chaleur, fourrages entamés prématurément, légumes desséchés, rendements céréaliers en baisse.
- Dommages ponctuels : orages et tempêtes capables de ravager récoltes et bâtiments en quelques minutes.
- Calendrier parlementaire : votes prévus les 20 et 21 juillet.
Les témoignages recueillis auprès d'exploitants de la région confirment une situation de tension : des sources s'assèchent, les réserves de fourrage destinées à l'hiver sont déjà utilisées et les perspectives de récolte s'assombrissent. Pour la Confédération paysanne 21, la priorité devrait être donnée à des mesures de transition — politiques de soutien, adaptations culturales et protection des ressources hydriques — plutôt qu'à des assouplissements réglementaires.
Le débat national, relayé dans les exploitations de la Côte‑d'Or, illustre la fracture entre une partie du monde agricole qui réclame des changements structurels face au changement climatique et d'autres acteurs qui défendent des solutions de court terme. À Mâlain et dans les communes voisines, la préoccupation est concrète : il s'agit de préserver des fermes dont dépendent des familles et des paysages ruraux.
| Date | Événement |
|---|---|
| Avril | Ouverture de la procédure accélérée |
| 17 juillet | Communiqué de la Confédération paysanne 21 à Mâlain |
| 20 juillet | Vote attendu à l'Assemblée nationale |
| 21 juillet | Vote attendu au Sénat |
Reste désormais à voir si les inquiétudes exprimées par la Confédération paysanne trouveront un écho suffisant au Parlement pour infléchir le texte. Pour les agriculteurs de la Côte‑d'Or, la question dépasse le juridique : elle touche au quotidien des saisons à venir et à la capacité des exploitations à tenir face à des étés de plus en plus rudes.